Le Togo se conforme aux normes du commerce électronique en Afrique

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Pour avoir des accords fructueux avec le secteur des douanes afin de faciliter les transactions transfrontalières de colis et paquets commandés par les clients, l’Union Postale Universelle et de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), se sont ouverts, depuis lundi 8 juillet, à l’Hôtel Sancta Maria à Lomé (Togo), les travaux du quatrième atelier francophone du projet régional de l’UPU sur la préparation opérationnelle pour le commerce électronique en Afrique.

Durant 4 jours, près de 70 experts de 22 pays échangeront sur des thématiques liées à la préparation opérationnelle de notre continent au commerce électronique : la mise en place des procédures communes de dédouanement, l’échange de données électroniques préalables de qualité ainsi que sur l’efficacité et la sécurité de la chaine logistique du courrier.

En prélude aux travaux, a eu lieu une cérémonie d’ouverture présidée par Kwadzo Dzodzro Kwasi, Directeur Général de la Société des Postes.

Initiative de l’UPU, cet atelier entend favoriser une plus grande coopération entre les douanes et les postes au niveau national. Pour atteindre cet objectif, un process a été mis en place à travers le projet « préparation opérationnelle pour le commerce électronique » en faveur des pays africains. Ce mécanisme entend surmonter des obstacles qui empêchent les consommateurs d’effectuer des transactions frontalières en ligne ; aider les opérateurs désignés à moderniser les processus opérationnels, utiliser tous les outils informatiques normalisés et les dispositifs, de bout en bout, pour mettre en œuvre les solutions opérationnelles répondants aux exigences du commerce électronique.

Selon Mauro Boffa, économiste de l’UPU, « le commerce électronique continue de gagner du terrain sur les ventes traditionnelles et les nouveaux besoins de la clientèle encouragent cette expansion ». Même s’il convient de rappeler que conformément aux recommandations du Congrès d’Istanbul en 2006 «…nos pays font des efforts pour s’impliquer dans le commerce en ligne, cet atelier constitue un grand rendez-vous de partage et d’opportunités pour avoir des accords fructueux avec le secteur des douanes afin de faciliter les transactions frontalières de colis et paquets commandés par notre clientèle devenue de plus en plus exigeante », a relevé Kwadzo Dzodzro Kwasi.

En effet, de plus en plus de commerçants se lancent dans l’aventure de la vente digitale ou s’y intéressent. Les star-up technologiques sont à l’origine d’idées innovantes qui permettent de contourner les problèmes existants en créant une fenêtre d’opportunité pour développer un commerce électronique adapté aux réalités du pays et populariser ainsi les transactions sur internet. Il existe indéniablement un potentiel mais à condition que le commerce électronique s’adapte aux réalités du pays et que les efforts nécessaires soient pour lever les contraintes existantes.

Cet objectif est en phase et cadre parfaitement avec l’esprit et la vision du plan national du développement notamment dans l’axe 1 qui ambitionne de faire du Togo un hub logistique d’excellence et centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région relève le représentant du Ministre Cina Lawson qui cite «Mû par cet idéal et cette ambition, le gouvernement togolais s’est engagé dans une dynamique afin d’opérer des reformes, en adoptant des mesures réglementaires et en mettant en place des dispositifs visant à instaurer un environnement serein et propice pour le développement des TIC, et partant pour la promotion du commerce électronique. A cet égard, le Ministère des Postes, de l’Economie Numérique et des innovations technologiques a élaboré et mis en œuvre une stratégie sectorielle dont le déploiement a permis d’obtenir d’excellents résultats comme le relève, par ailleurs, un rapport de la CNUCED de 2018 sur l’évaluation rapide de l’état de la préparation du Togo au commerce électronique ».

A titre des objectifs essentiels de la stratégie mondiale d’Istanbul, adoptée par le Congrès 2016, est d’améliorer l’interopérabilité de l’infrastructure du réseau grâce à la qualité de service, à des chaines logistiques efficaces et sûres, à l’élaboration de normes, à la mise en œuvre des technologies de l’information et de la communication ainsi qu’à des procédures et règles opérationnelles rationalisées.

Quant au projet E-Commeerce, il a été lancé sous forme de projet régional ORE en mai 2017 à Nairobi au Kenya et concerne tous les pays africains. Le 3ième atelier francophone de formation sur la préparation opérationnelle des postes pour le commerce électronique s’est tenu du 6 aout 2018 à Dakar au Sénégal et a regroupé 22 pays de la sous-région et a été suivi d’un atelier UEMOA sur le e-commerce du 9 au 11 octobre 2018 à Ouagadougou au Burkina Faso.

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