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« Si le peuple est écrasé par ses propres élites, c’est à l’armée de lui donner sa liberté », Mamady Doumbouya

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Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a été de loin le continent à compter le plus grand nombre de putschs dans le monde. La situation en Guinée est intimement liée au refus de certains chefs d’État de limiter le nombre de leurs mandats. Faiblesse des institutions, défis sécuritaires, partenaires occidentaux complaisants et régimes autoritaires décomplexés… Les causes profondes des crises sont multiples.

Ainsi, le coup d’Etat devient un mode naturel de conquête du pouvoir.

« Si le peuple est écrasé par ses propres élites, c’est à l’armée de donner au peuple sa liberté », a déclaré le colonel Mamady Doumbouya, le nouvel homme fort de Conakry, pour justifier son coup d’État du 5 septembre.

Il citait Jerry Rawlings, l’officier qui avait pris le pouvoir au Ghana en 1979.

Selon une analyse du Sénégalais Alioune Tine, fondateur du centre de réflexion Afrikajom Center, qui travaille sur les organisations et les institutions en Afrique, « en Afrique, les coups d’État militaires sont des symptômes du dysfonctionnement démocratique ».




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