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Togo: l’Ong SADD émet des réserves sur la transparence des locales du 30 juin

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Elle a mené un suivi indépendant des élections locales du 30 juin dernier. Et trente jours après ce scrutin, l’Ong Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD), après analyse, revient poser un regard citoyen sur l’organisation desdites élections intervenues 32 ans après celles de 1987. Dans un semi rapport publié ce vendredi 02 août au cours d’une conférence de presse à Lomé, cette organisation de la société civile a indiqué que les représentants du parti UNIR (au pouvoir) ont « probablement » remporté la majorité des sièges des élections locales de 2019 « sans convaincre de la transparence et de la sincérité du scrutin ».

Dans une déclaration lue par Yves Komlan Dossou, coordonnateur de SADD, il ressort que « cette situation dénote un recul sensible en matière de transparence électorale par rapport à 2007 et 2010 au Togo » et  « fait douter de la réelle volonté politique du pouvoir à aller vers la transparence électorale en termes d’équité et de justice ».

« Ce recul est lié à la transparence de la liste électorale et aux conditions de proclamation des résultats et viole certaines dispositions du protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO », peut-on lire dans le document de 8 pages.

L’observation citoyenne ayant couvert 10,68 % de bureaux de vote sur (9005) et 7,05 % de centres sur (4410) à l’échelle nationale.

A noter que la présente analyse se limite aux enjeux des locales, aux dysfonctionnements dans la révision des listes électorales, aux résultats du scrutin en termes d’incohérence des chiffres des inscrits et des votants et des bulletins contestés signe tangible de bourrage d’urnes, ainsi qu’aux taux de participation et d’abstention pour comprendre le comportement des électeurs au fil des années dans le Nord et Sud du Togo.

L’analyse aborde également la question de la transparence sans prendre en compte d’autres variables qui ont pu influer sur le vote, telles que la capacité financière des partis en lice, la démultiplication des bureaux de vote, la manipulation des chiffres par l’administration électorale, le déficit de communication de la CENI et la manifestation des influences négatives…

A souligner que les résultats définitifs donnent le parti au pouvoir « Union pour la République », large vainqueur des sièges des conseillers municipaux, avec 878 conseillers municipaux sièges sur un total de 1490 sièges à pourvoir.

Il est suivi de l’ANC de Jean Pierre-Fabre avec 132 sièges.

La coalition C14 de l’opposition obtient 131 sièges alors que les autres formations politiques et les candidats indépendants se partagent le reste.

Par ailleurs, le scrutin a été invalidé dans deux communes, celles de Wawa 1 et de Zio 4 pour « irrégularités graves ».

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