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À quand la libération de Christian Kaboré, l’ex-président du Burkina Faso?

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Accusé d’être incapable d’endiguer le phénomène du terrorisme, Roch Marc Christian Kaboré a été évincé du pouvoir en janvier. Depuis, l’ex-président n’est toujours pas encore libre de ses mouvements. Son parti le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dénonce un « embastillement en bonne et due forme ».

Après son renversement en janvier 2022, Roch Marc Christian Kaboré a d’abord été retenu dans une villa de Ouaga 2000, un quartier huppé de Ouagadougou, avant d’être autorisé à regagner début avril son domicile privé dans la capitale burkinabè. Mais depuis, silence radio.

« Un embastillement en bonne et due forme ».

Face à la presse ce mardi, le MPP a dénoncé l’embastillement de l’ancien président qui n’est « ni libre de ses mouvements, ni libre de recevoir certaines personnes, ni libre de communiquer », selon les propos d’Alassane Bala Sakandé, président du MPP, estimant que cela « relève d’un embastillement en bonne et due forme ».

« C’est sans ambages que le MPP dénonce avec énergie les mesures de privation de liberté que continue de subir le président Kaboré, quatre mois, jour pour jour, après le coup d’Etat du 24 janvier », a-t-il dit. Et d’ajouetr que « le MPP s’élève contre ce déni de justice que rien ne saurait justifier » et « réitère son exigence de voir le président Kaboré libéré sans délai et sans condition aucune ».

La junte face à la réalité terroriste

La lutte contre le terrorisme, c’est l’argument mis en avant par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses hommes pour justifier le putsch qui a renversé Roch Marc Christian Kaboré. Pour la junte, l’ex-président a échoué dans la lutte contre le terrorisme auquel le Burkina fait face après la chute de Blaise Compaoré en 2014.

Entre le 25 janvier et le 8 avril 2022, le Burkina Faso a connu 610 attaques terroristes qui ont tué 567 personnes. Ces chiffres ont été communiqués par l’Institut d’études de sécurité (ISS) de Bamako dont l’auteur de l’article, Fahiraman Rodrigue Koné, cite Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED). Pour ISS : « Par rapport à la période correspondante en 2021, le nombre d’incidents a quadruplé et les décès ont triplé ».

Le 21 mai, les forces armées burkinabè ont annoncé avoir neutralisé une trentaine de terroristes dans une attaque contre le détachement militaire de Bourzanga, dans la région du centre-nord du pays.




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