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Covid-19 : que sait-on des variants du virus ?

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Variant anglais, sud-africain, brésilien…Comment s’opèrent les mutations du Covid-19 ? Le site d’information Marianne fait le point sur les trois principaux variants Covid-19 et leur présence éventuelle en France.

LE VARIANT ANGLAIS

Les premiers cas sont apparus dans le sud de l’Angleterre le 20 septembre dernier, sans présenter de symptômes nouveaux ou particulièrement inquiétants. Désormais, ce mutant de Sars-CoV-2 est identifié dans 60 pays à travers le monde. Et des cas ont été détectés à Pékin ce mercredi 20 janvier.

En France, le variant anglais représente aujourd’hui environ 1% des tests positifs au Covid, sur tous les tests réalisés les jeudi 14 et vendredi 15 janvier. Olivier Véran a estimé mardi sur France Inter qu’il se trouvait environ « 2.000 cas du variant anglais en France ». Le ministre de la Santé le décrit comme « très agressif  ». Un écho à une étude des chercheurs de l’Imperial College de Londres, qui estiment qu’il serait entre 50 et 75% plus contagieux. Il faut dire que cette mutation modifie la manière dont le virus s’accroche aux cellules humaines, via sa protéine Spike. Le réseau Obépine, qui traque le virus dans les eaux usées pour limiter sa propagation, n’est pas encore capable de détecter ce variant.

Qu’en est-il des vaccins ? Celui de BioNTech et Pfizer, efficient à plus de 90% contre le Covid-19, serait aussi efficace contre cette nouvelle mutation, selon une équipe internationale de chercheurs d’universités britanniques et néerlandaises. Dans une étude préliminaire séparée, une équipe de chercheurs de BioNTech/Pfizer parvient à des conclusions similaires.

LE VARIANT SUD-AFRICAIN

Il a émergé en octobre dernier dans la baie Nelson Mandela, au sud du pays. Aujourd’hui, il est majoritaire en Afrique du Sud et a été identifié dans 23 pays à travers le monde, dont la France, où plusieurs cas ont été détectés dans différentes régions.

Cette mutation « est 50 % plus transmissible », mais « rien n’indique que le nouveau variant est plus sévère », a déclaré le Pr Salim Abdool Karim, épidémiologiste et coprésident du comité scientifique au ministère de la Santé sud-africain. Des conclusions notamment tirées de données collectées dans les principaux foyers de contamination du pays d’Afrique australe.

Le temps d’incubation, les symptômes et la réaction aux traitements resteraient sensiblement les mêmes. Le problème, c’est que ce variant est porteur d’une mutation appelée E484K, qui pourrait l’aider « à contourner la protection immunitaire conférée par une infection antérieure ou par la vaccination », a expliqué le 4 janvier le Pr François Balloux, de l’University College de Londres, cité par l’organisme britannique Science Media Centre. Autre inquiétude, ce variant n’est pas détectable par un test PCR classique. Pour l’identifier, un test spécifique doit être effectué en plus.

LE VARIANT BRÉSILIEN

Il a été découvert sur deux adultes et deux enfants arrivés à Tokyo le 2 janvier, en provenance du Brésil, selon les autorités sanitaires japonaises. Ce variant qui inquiète particulièrement l’Organisation mondiale de la santé (OMS) résulte d’une évolution « d’une lignée virale du Brésil, qui circule en Amazonie », selon le chercheur brésilien Felipe Naveca, de l’Institut Leonidas et Maria Deane. Il pourrait expliquer l’explosion des cas et la mortalité record à Manaus, capitale de l’Etat d’Amazonas, au nord-est du Brésil. Sans certitude pour l’ instant.

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