Gabon : Ali Bongo gracie 74 prisonniers

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Le président gabonais a gracié le 21 février dernier 74 détenus de la prison centrale d’Oyem. Cette maison d’arrêt est située dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem. Au total 45 Gabonais figurent parmi les graciés. Les 29 autres sont des étrangers parmi lesquels on compte quatre femmes.

C’est au cours d’une cérémonie officielle que la grâce présidentielle a été accordée aux prisonniers. C’était en présence de Jean Gustave Meviane M’Obiang gouverneur de la province du Woleu-Ntem. «Le président a pitié de vous car, nous sommes tous ses enfants, profiter de cette opportunité pour vous réinsérer dans la vie active, mais aussi, sachez que si l’un d’entre vous reprend à faire le banditisme il ne pourra plus bénéficier de la grâce», a déclaré le gouverneur. Il a ensuite expliqué que l’indulgence du président de la République peut être comprise comme une seconde chance offerte aux détenus.

Mettre fin aux difficiles conditions de vie carcérale

L’Etat des prions est souvent décrié dans le pays. Des Organisations de défense des droits de l’homme critiquent régulièrement les conditions de vie carcérale des détenus. Des prisonniers vivent selon ces organisations dans des conditions déplorables. « La plupart de nos prisons sont surpeuplées. Il y a même des détenus qui dorment même à la belle étoile », confie un défenseur des droits de l’homme.

Mais pour le procureur de la République, près le tribunal de première instance d’Oyem, ce n’est pas le cas. « La prison centrale n’est pas pleine comme le disent certaines mauvaises langues, mais aussi, ceux qui sortent ce jour ont bénéficié de l’indulgence du président de la République, Ali Bongo », affirme Rodrigue Ondo Nfoumou. Dans ce cadre, l’Etat a sélectionné des sites sur lesquels doivent être construits des unités carcérales et des logements pour des agents de la sécurité pénitentiaire.

Les autorités veulent réformes le secteur, moderniser l’administration pénitentiaire, redimensionner les unités carcérales. Il est aussi prévu un redéploiement des détenus dans les prions du pays afin de mettre fin au trop plein dans certaines maisons d’arrêt.