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Togo : une déclaration qui ‘recadre’ les multinationales pour une justice sociale

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Les entreprises multinationales semblent intouchables dans la plupart des pays africains dont le Togo. Et leurs activités sont souvent caractérisées par une opacité qui ne dit pas son nom. Certaines jouissent même de la protection des gouvernements africains. Et pourtant, leur responsabilité est fortement engagée notamment en matière de droits des travailleurs, lesquels sont généralement foulés au pied. Face à l’ampleur des dégâts humains et sociaux, l’Ong Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) a procédé vendredi à Lomé, au lancement de la campagne de vulgarisation de la ‘Déclaration de principes tripartite’ sur les entreprises multinationales et la politique sociale. A en croire les responsables de cette organisation de la société civile, le but est d’amener ces entreprises à se conformer à la réglementation nationale mais aussi permettre aux populations de pouvoir jouir des retombées économiques de l’exploitation des ressources de sous-sol.

D’entrée de jeu, il faut souligner que c’est un document de 48 pages, qui a été adopté par le Conseil d’administration du BIT dont le contenu a été présenté au grand public, à la faveur d’une conférence de presse vendredi dernier dans la capitale togolaise. Ceci, en présence des travailleurs de la zone franche au Togo. 

Dans sa présentation, le coordonnateur général de l’Ong SADD a, dans un premier temps, ressortir l’objectif de cette déclaration : il s’agit d' »encourager les entreprises multinationales à contribuer positivement au progrès économique et social et à la concrétisation du travail décent pour tous ».

L’ambition, selon le document adopté en novembre 1977, amendée en novembre 2000 et en mars 2017, est également d' »atténuer et résoudre les difficultés que leurs diverses opérations peuvent soulever ».

C’est une évidence. Face à la pression de ‘puissantes’ entreprises multinationales installées un peu partout sur le continent, nombre de pays peinent à réguler le système.

Selon M Dossou, il s’avère nécessaire voire indispensable de corriger le tir à travers la mise en place de certaines dispositions contraignantes, gage de développement et de travail décent.

Selon la déclaration, l’objectif cité plus haut sera donc favorisé par « la législation, les politiques, les mesures et les décisions appropriées qu’adopteront les gouvernements, y compris dans les domaines de l’administration du travail et de l’inspection publique du travail; la coopération entre les gouvernements et les organisations d’employeurs et des travailleurs de tous les pays ».

A noter que les principes énoncés dans la présente Déclaration sont destinés à guider les gouvernements, les organisations d’employeurs et des travailleurs des pays du siège et des pays d’accueil et les entreprises multinationales.

Dans le document, il est également recommandé aux gouvernements, aux organisations d’employeurs et de travailleurs et aux entreprises multinationales d’observer de leur plein gré; ces principes qui n’ont pas pour effet de restreindre ou de modifier en quoi que ce soit les obligations découlant de la ratification d’une convention de l’OIT.

A noter que l’Ong SADD se prêtera au même exercice de vulgarisation de cette Déclaration dans autres grandes villes du Togo. Ceci, avec l’appui financier de l’Ong belge Solidarité Mondiale (WSM).

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