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Bénin : ce que l’on reproche à Joël Aïvo «n’est pas encore clair», selon ses avocats

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L’opposant politique Joël Aïvo a été mis en examen vendredi soir pour «atteinte à la sûreté et blanchiment de capitaux.» Mais ses avocats attendent de savoir sur la base de quels éléments.

Figure de l’opposition béninoise, Joël Aïvo n’avait pas été autorisé à se présenter à la présidentielle de dimanche dernier, remportée par le Président sortant Patrice Talon avec près de 87% des voix selon les chiffres officiels. Joël Aïvo, arrêté jeudi puis mis en examen vendredi, n’est pas le premier opposant à faire l’objet de poursuites judiciaires. Reckya Madougou, par exemple, arrêtée le mois dernier, est poursuivie pour « financement du terrorisme. »

Joël Aïvo est quant à lui soupçonné d’« atteinte à la sûreté et blanchiment de capitaux » : sur la base de quels éléments ? C’est ce qu’attend de savoir l’un de ses avocats, Maître Barnabé Gbago, qui souligne que depuis son interpellation, les accusations portées contre son client ont changé. « Nous ne savons pas encore dans quel sens vont évoluer les accusations portées contre Joël Aïvo, surtout qu’entre le jour où il a été appréhendé par la police et aujourd’hui, les chefs d’inculpation ont changé. »

« Au début on a dit que c’était incitation à la violence, à des manifestations illicites, et aujourd’hui on nous dit qu’il y a blanchiment de capitaux et tentative de coup d‘Etat, rappelle l’avocat. Voilà ce qu’on nous a dit, mais nous n’avons pas encore le dossier. Les pièces du procureur, de l’accusation ne nous ont pas encore été données donc il nous est difficile pour l’instant d’avoir une idée précise du dossier des accusations portées contre notre client. Donc nous sommes sûr de rien, les choses ne sont pas encore claires. »

Avec RFI

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