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« Financement libyen »: le fantôme de Kadhafi hante Sarkozy, maintenu en garde à vue !

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Visiblement, l’avenir de Nicolas Sarkozy s’écrit en pointillés. Placé en garde à vue depuis mardi dans les locaux de l’office anticorruption à Nanterre près de Paris, son audition débutée dans la matinée avait été interrompue vers minuit. Mercredi matin, l’ancien président y est retourné après être autorisé la veille, à rentrer chez lui pour la nuit.

Avec le rebondissement que connait cette affaire, d’anciens hauts dignitaires de Tripoli qui évoquent la thèse de versements au profit de la campagne électorale victorieuse de 2007 de Nicolas Sarkozy, auraient livré, selon Le Monde, de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.

Dans la foulée, Saïf al-Islam Kadhafi, le fils de Kadhafi  charge l’ancien locataire de l’Elysée en affirmant détenir de preuves solides contre ce dernier, qui rejette depuis l’éclatement de l’affaire, d’avoir reçu des valises d’argent provenant de Tripoli.

L’intermédiaire Ziad Takieddine avait  affirmé pour sa part, avoir transporté cinq millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre la fin de 2006 et le début de 2007 pour les remettre à Claude Guéant, puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur.

Dans un entretien exclusif avec un média international, Saïf al-Islam Kadhafi s’est réjouit de cette nouvelle étape qui marque un coup d’accélérateur dans ce dossier, instruit par des magistrats du pôle financier depuis 2013.

Il souhaite vivement que ce dossier soit vidé afin « Sarkozy réponde de ses actes et soit jugé pour crimes contre la Libye ». Plus loin, il  voudrait être entendu comme témoin dans cette rocambolesque affaire qui agite depuis mardi le monde entier.

Soumis à un interrogatoire, Sarkozy est secondé dans cette épreuve par Brice Hortefeux, l’un de ses proches lieutenants et qui fut ministre de Sarkozy, également été entendu en audition libre mardi.

Pour l’heure, rapporte le Monde, « les enquêteurs s’intéressent aux circuits financiers qui auraient permis l’acquisition de son appartement parisien et s’interrogent sur plusieurs opérations suspectes, notamment un virement de 500 000 euros perçu par M. Guéant en mars 2008, en provenance d’une société d’un avocat malaisien ».

Mais Sarkozy a toujours affirmé qu’il s’agissait du fruit de la vente de deux tableaux, sans convaincre les juges.

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