Kemi Seba: « la longévité au pouvoir n’est pas le problème central en Afrique »

Kemi Seba est connu dans son pays le Bénin et en Afrique en raison de ses différentes interventions dans le cadre de l’ONG Urgences Panafricanistes qu’il dirige. A l’occasion d’une de ses conférences sur le néocolonialisme au Burkina Faso, l’activiste a été interrogé sur la question de la démocratie en Afrique.

A en croire le leader de l’ONG Urgences Panafricaine, la démocratie est une marque imposée par les occidentaux aux pays du tiers-monde.

Si certains pays africains sont souvent indexés comme des mauvais élèves en termes de démocratie, Seba semble trouver une réponse à la mesure de l’image renvoyée par des pays occidentaux sur les africains.

La démocratie n’est qu’un concept inventé pour contrôler l’Afrique selon l’activiste: « Le problème n’est pas le contenu de la démocratie(…), la démocratie est une marque qui appartient aux occidentaux qui vous disent comment ça fonctionne(…) » et « à chaque fois que vous prenez votre dimension patriotique pour le bien être de votre peuple, dérangeant parfois les intérêts occidentaux vous êtes exclu de l’international socialiste, parce que vous ne répondez plus aux critères de la démocratie telle qu’ils l’aperçoivent ».

« Quand vous croyez au système et que le système ne croit plus en vous, vous êtes terminés », ajoute l’activiste tout en donnant l’exemple de Laurent Gbagbo.

Pour Kemi Seba, la question de la longévité au pouvoir n’est pas le problème central en Afrique, mais plutôt ce que fait le dirigeant quand il est au pouvoir : « Des alternances sont des hypocrisies. Mais, je ne suis pas systématiquement contre l’alternance. Quand un régime est dirigé par quelqu’un qui est mauvais il faut le changer. Thomas Sankara aurait dirigé 20 ans ou 30 ans le Burkina-Faso ne m’aurait pas gêné(..) Khadafi a dirigé pendant très longtemps la Libye ça ne m’a pas gêné (…) tant que vous vous battez pour votre pays pour que votre pays puisse accéder à certains nombres de choses ça ne me gêne pas »

Une position qui étonne certains mais qui a le mérite d’éclairer un peu l’opinion publique sur les intentions de Kemi. Il urge selon lui que chaque peuple africain puisse instaurer un schéma qui lui permet de pouvoir s’organiser en fonction de ses réalités.

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