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Les étudiants marocains « affectés » par la hausse des frais d’inscription en France ?

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Un projet du gouvernement français vise à augmenter les frais universitaires pour les étudiants non ressortissants de l’Union européenne. Une augmentation à laquelle s’oppose plusieurs facultés et bien d’acteurs de l’éducation française.

Dans le but de masquer l’impact de la hausse des frais d’inscription sur le nombre de candidats étrangers dans les universités françaises, le ministère français de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation aurait essayé de modifier les modes de décompte des candidatures extra-communautaires, relève deux professeurs de mathématiques.

Dans un courrier adressé aux enseignants chercheurs de l’Université, les deux professeurs de l’Institut Elie Cartan de Lorraine à Nancy démontrent comment le ministère français cherche à cacher l’impact de l’augmentation des frais d’inscription des étrangers sur le nombre d’étudiants étrangers dans le pays.

« Cette manipulation a pour but de prouver une stabilité dans le nombre de candidatures au niveau local de chaque université, pour montrer que la hausse des frais d’inscription ne fait pas fuir les étudiants extra-communautaires », précise la lettre, comme rapporté par Mediapart.

Selon la méthode préalable de sélection des étudiants étrangers du projet « Études en France », la procédure demande aux étudiants de soumettre leur candidature en cochant trois choix d’universités, qui seraient traités par étapes, suivant un processus d’élimination.

Cette méthode par étapes a ensuite été remplacée par le traitement du dossier du candidat, simultanément par les trois universités choisies.

« Cela a évidemment pour conséquence de multiplier par trois le nombre des demandes initiales et incidemment de surcharger les commissions d’admission, qui seront tenues de statuer sur des demandes virtuelles. En conséquence, le ministère peut ainsi, au mépris le plus complet de toute honnêteté intellectuelle, afficher une statistique nationale en hausse et justifier de facto sa politique d’augmentation des frais de scolarité », ont expliqué les deux professeurs dans leur courrier.

« L’incidence de l’augmentation des frais Campus France sur le nombre de candidats Marocains ne se révélera qu’en fin de processus d’inscription. Le gouvernement français s’attend bien sûr à une baisse du nombre de candidats », a essayé de défendre la directrice de l’Institut français au Maroc, citée par Hespress.

Et d’ajouter « les chiffres les plus pertinents pour analyser l’impact de la réforme seront obtenus en fin de processus, sur le nombre d’étudiants effectivement sélectionnés par les universités et ayant rejoint leur faculté à la rentrée universitaire ».

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