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Makouda, la deuxième grande église protestante d’Algérie, restera fermée!

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La réouverture de l’église de Makouda, la la deuxième plus grande église protestante d’Algérie, n’est pas pour demain. Ainsi en a décidé le Tribunal administratif du pays qui a rejeté une demande en annulation de l’ordonnance de fermeture de l’église en 2019.

Selon le Tribunal administratif d’Alger, la fermeture de l’église de Makouda le 15 octobre 2019 par le gouverneur de la région de Tizi Ouzou est en conformité avec l’ordonnance du 28 février 2006, qui soumet l’exercice du culte à un processus administratif lourd.

Réagissant à cette décision, Salaheddine Chalah, président de l’Église Protestante d’Algérie dénonce l’aspect « liberticide » de l’ordonnance en question. « L’ordonnance de 2006 est beaucoup plus répressive, liberticide même. J’estime qu’elle est en contradiction avec l’article 42 de la Constitution algérienne. Cette loi a été promulguée pour essayer de limiter la croissance de l’église en Algérie. Si on jette un coup d’oeil sur l’ordonnance, il y a beaucoup plus d’articles sur les pénalités à subir que sur l’exercice du culte en soi, sur l’organisation du culte en soi. On ne nous dit pas dans cette ordonnance comment nous pouvons constituer une association, quels documents nous devons fournir, et à qui nous devons nous adresser.
Chaque wali, c’est-à-dire chaque gouverneur de la région, décide à sa manière, selon son appréciation du dossier. Et c’est ça le problème. On voit aujourd’hui les décisions des trois walis, le wali de Bejaia, le wali d’Oran, le wali de Tizi-Ouzou. Ils ont pris des décisions radicales pour gérer ce dossier des églises », a-t-il confié dans une interview à Info Chrétienne.

En vertu d’une loi adoptée en 2006 et qualifiée de liberticide, les lieux de culte chrétiens sont régulièrement fermés en Algérie. Les responsables d’églises ont manifesté contre la fermeture de leurs lieux de culte. En 2019, plus de 500 pasteurs de France, Côte d’Ivoire, Centrafrique et bien d’autres pays avaient interpellé le président Emmanuel Macron pour que la France ne passe pas sous silence la persécution des chrétiens en Algérie.

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