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Rwanda: ce qu’on risque quand on insulte Kagame

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Tout comme le Burundi, le Rwanda n’est pas prêt de laisser couler une atteinte verbale ou non verbale à l’image du chef de l’État. La requête des activistes demandant la suppression de la loi faisant de l’insulte au président une infraction pénale a purement été rejetée par la plus grande instance judiciaire du pays.

La Cour suprême a maintenu la loi dans son entièreté, rejetant la requête des activistes.

Pour l’institution, comme souligne Africanews, ce texte est nécessaire en raison des responsabilités portées par les hautes autorités du pays.

La loi bien qu’elle ait suscité l’indignation des organisations de défense de la liberté de la presse, a été adoptée en septembre 2018.

Depuis lors, les délits d’injures et de diffamation à l’endroit du président sont assortis de peines allant de cinq à sept ans de prison et d’un maximum de 6 860 euros d’amende.

A cela s’ajoute, l’outrage d’un parlementaire ou d’un agent de la fonction publique par la parole, l’écrit ou la caricature est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 490 euros d’amende.

Pour certains avocats, cette loi est considérée comme anticonstitutionnelle car elle porte atteinte à la liberté de la liberté d’expression.

Au Burundi, ceux qui touchent à l’image du président sont passibles d’emprisonnement.

En 2016, plus de 230 élèves ont été exclus provisoirement de leur école pour outrage après avoir gribouillé des photos du président Nkurunziza puis condamnées jusqu’ à 20 ans de prison avant d’être blanchis et réintégrés dans leur école.

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