Sommet de l’UA: la Zlec enregistre 4 nouveaux pays membres

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Le sommet de l’Union Africaine s’est ouvert ce dimanche 7 juillet à Niamey, au Niger avec le lancement officiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec). D’ores et déjà, quatre nouveaux pays ont annoncé leur adhésion à ce grand marché africain. Il s’agit du Nigeria, le Bénin, le Gabon et la Guinée-équatoriale.

Longtemps opposé à cet accord, rapporte RFI, le Nigeria, première économie du continent, l’a finalement ratifié, comme Muhammadu Buhari s’y était engagé mardi, de manière assez inattendue.

En ouverture de ce sommet, souligne notre source, le président nigérian a donc signé le texte sous les flashs des photographes et sous les applaudissements nourris de la salle.

Très applaudi également, le président béninois, Patrice Talon, lorsqu’il a, lui aussi, ratifié l’accord.

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont eux aussi paraphé le texte, ce dimanche matin.

L’accord a donc été ratifié, à cette heure, par 27 pays, alors que 54 des 55 pays du continent l’ont, eux, signé.

Mahamadou Issoufou, président du Niger, s’est félicité de cette mise en œuvre rapide de cette zone de libre-échange continentale.

« L’entrée en vigueur de la zone de libre-échange africaine est l’évènement le plus important dans la vie de notre continent depuis la création de l’OUA et sa transformation en union africaine« , a déclaré le président nigérien.

« C’est un vieux rêve qui se réalise« , a estimé, de son côté, Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union africaine.

Cependant, pour l’égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine, le chemin à parcourir « est encore long » pour que cette zone soit pleinement opérationnelle.

« Il faudra lever les obstacles qui nous empêchent de parvenir aux objectifs visés », a-t-il prévenu.

Le potentiel de la Zlec est immense : le commerce intra-africain ne représente que 16% des échanges quand c’est plutôt 55-60% en Asie et près de 70% en Europe. Il y a donc une forte marge de progression à attendre de ce grand marché. L’objectif estimé par les membres de l’Union africaine est ambitieux : on parle d’une hausse des échanges de 52% d’ici 2022 par rapport à l’année 2010.

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