Togo : L’avenir de l’avocat africain au cœur d’un débat à Lomé

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Être avocat hier, être avocat aujourd’hui et tenir dans la profession demain : jeter le pont entre hier et demain en agissant aujourd’hui. C’est ce qui réunit depuis mercredi 17 juillet dernier à Lomé (Togo) les avocats africains. Cette 10ième conférence annuelle est organisée par l’union panafricaine des avocats en collaboration de l’ordre des avocats du Togo.

Placée sous le thème, « L’avenir de la profession juridique en Afrique », cette grande rencontre des africains défenseurs de droit sera une occasion de dessiner le prototype de l’avocat de demain et tenter de trouver des pistes de solutions aux défis auxquels il est confronté.

« Durant ces trois jours, nous sommes appelés à faire le bilan sommaire des conquêtes de notre profession, et à mener une réflexion profonde sur son avenir », a déclaré Me Serge Dogbéavou, avocat au barreau du Togo.

Dans la foulée de cette rencontre ils se livreront à un exercice d’exégèse qui décrit leur profession dans ses pratiques hier, sa survie aujourd’hui et son sort demain. Ainsi, il conviendra, à en croire Me Serge Dogbéavou, de faire certes une analyse prospective proposant des hypothèses relatives au futur possible de la profession d’avocat, mais surtout de présenter de façon pragmatique les mesures qui s’imposent pour mieux appréhender l’avenir et la sociologie de cette profession avec l’évolution d’une société africaine jeune et très connectée.

« Il faudra aussi prendre en considération la croissance de la profession, sa féminisation, sa diversification et sa mutation. En choisissant ce thème, le Comité Exécutif de l’Union Panafricaine des Avocats, animé par des avocats issus de systèmes juridiques différents, a voulu nous sensibiliser sur de nombreuses réalités dont trois me semble-t-il, sont les plus insidieuses », a-t-il ajouté.

Pius Agbotomé, ministre togolais de la Justice présent à la cérémonie d’ouverture a appelé les participants à user de cette occasion pour dresser le portrait de l’avocat de demain et anticiper sur les défis auxquels ils seront confrontés.

En effet, les défis auxquels sont confrontés ces avocats africains sont nombreux. Conséquence, un nombre non négligeable de prestations leur échappent.

Ils vivent des défis technologiques majeurs qui modifient leurs réflexes et leurs comportements. Les évolutions technologiques et numériques sont devenues inéluctables. Certaines menacent la profession.

L’autre menace, c’est information juridique qui devient accessible aux internautes. Un certain nombre de sites sont ainsi dotés d’agents intelligents, capables de répondre aux questions des internautes ou de leur fournir les premières orientations. La connaissance n’est plus l’apanage du professionnel et le client n’a plus besoin de l’avocat pour y accéder.

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