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WikiLeaks : la Défense de Julian Assange attaque la CIA et Mike Pompeo

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Des avocates américaines du fondateur de WikiLeaks Julian Assange ont annoncé lundi avoir porté plainte contre la CIA et son ancien directeur Mike Pompeo. Ils les accusent d’avoir enregistré leurs conversations et copié le contenu de leurs téléphones et ordinateurs.

Les avocates et deux journalistes qui se sont joints à la plainte sont tous américains et affirment que l’agence de renseignement a violé leur droit constitutionnel à la protection des conversations privées, en l’occurrence avec Julian Assange, qui est australien.

Ils assurent que la CIA a travaillé avec une entreprise de sécurité engagée par l’ambassade de l’Equateur à Londres, où Julian Assange s’était alors réfugié, pour espionner le fondateur de WikiLeaks, ses avocats, des journalistes et les autres personnes qu’il rencontrait.

Selon l’avocat Robert Boyle, qui représente les plaignants, ces faits supposés d’espionnage signifient que le droit de M. Assange à un procès équitable a «désormais été entaché, sinon réduit à néant» car «le gouvernement connaît désormais le contenu de ces échanges» a-t-il dit à des journalistes.

«Il devrait y avoir des sanctions, jusqu’au rejet de ces charges ou au retrait de la demande d’extradition, en réponse à ces activités si clairement inconstitutionnelles», a-t-il jugé.

C’est quoi déjà l’affaire Julian Assange?

Né en 1971, Julian Assange est un informaticien australien, passionné depuis son adolescence par le hacking. Très jeune déjà, il piratait les sites Internet de la Nasa ou du Pentagone sous le pseudonyme de «Mendax». Il rencontrait alors déjà quelques ennuis avec la justice. En 2006, après avoir travaillé quelque temps pour un fournisseur d’accès à Internet puis voyagé à travers le monde, il cofonde le site de dénonciation Wikileaks. Grâce à ce site, Julian Assange devient un lanceur d’alerte suite à ses révélations en 2010 sur les opérations militaires américaines en Irak et en Afghanistan. En 2010, il sera accusé d’agression sexuelle mais rejette cette accusation et risque aussi jusqu’à 175 ans de prison pour avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels sur la diplomatie et les services secrets des États-Unis. 

En publiant des documents confidentiels sur sa plate-forme Wikileaks, le lanceur d’alerte a déclenché l’ire américaine. Un bras de fer qui dure depuis douze ans.




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