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Ouganda: il traduit le président en justice pour l’avoir bloqué sur Twitter

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En Ouganda, un jeune étudiant traduit devant les tribunaux le Chef de l’Etat Yoweri Museveni. Hillary Innocent Taylor Seguya, étudiant en Relations internationales à l’université de Havard accuse le chef de l’Etat qu’il a traité de « dictateur » de l’avoir bloqué sur Twitter depuis le 30 juillet.

Il ne peut ni retweeter, ni commenter ni voir les informations postées sur le compte présidentiel. Une atteinte à sa liberté d’expression et de participation à la vie politique de son pays, estime-t-il.

Dans sa plainte déposée au tribunal de grande instance de la capitale Kampala, Taylor Seguya demande en effet à la Cour de déclarer « irrecevable » l’action du président Museveni, d’autant que la procédure est « illégale, abusive, déraisonnable et irrationnelle », car elle a été menée sans préavis ni audition, renseigne Africanews.

Un étudiant ougandais poursuit le président Museveni pour l'avoir bloqué sur Twitter

Selon la même source, le porte-parole du gouvernement, Ofwono Opondo, ainsi que le directeur de la division politique de la police ougandaise, Asan Kasingye, qui ont respectivement bloqué Taylor Seguya les 8 août et 20 juillet, ont également été nommés dans le procès.

Si l‘étudiant estime que les raisons pour lesquelles il a été bloqué ne lui ont pas été notifiées, il soupçonne une de ses publications faites au mois d’avril. Il avait alors appelé le président ghanéen Nana Akufo-Addo à remplacer son homologue ougandais, car il le préférait pour diriger l’Ouganda.

« J’aimerais que nous puissions vous échanger contre notre dictateur de président ougandais, le général Yoweri Kaguta Museveni, qui est au pouvoir depuis 33 ans », a déclaré Seguya après qu’Akufo-Addo eût fait une présentation sur le panafricanisme devant un groupe d‘étudiants de l’Université de Harvard. « Nous lui disons que ça suffit. Il doit partir », avait-il ajouté.

L’attaché de presse du président Museveni a assuré que le dirigeant réagirait à la plainte.

Quant au directeur de la division politique de la police ougandaise, Asan Kasingye, il a déclaré que tout commentaire relatif à l’affaire ne se fera que devant le tribunal.




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