Alain Ekambi : le Camerounais qui défie les plus grands réseaux

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Alain Ekambi a décidé d’apporter sa contribution pour l’épanouissement du Cameroun. Il a lancé Dikalo, la plateforme de conversations qui veut devenir le WeChat africain.

Le jeune camerounais a dédié cette plateforme conversationnelle aux usages du continent africain. L’Afrique est le deuxième plus grand continent du monde avec 1,2 milliards d’habitants. Les possesseurs de smartphones représenteront un demi-milliard d’ici 2020, ce qui en fait un marché de l’industrie mobile incontournable.  Jusqu’à présent, aucune plateforme locale n’est réellement disponible.

 “C’est comme ça que nous est venue l’idée de Dikalo. On dirait un mélange de Facebook, Whatsapp, Snapchat et Instagram avec un petit air africain ; Il y a un désir palpable de beaucoup d’africains d’avoir une plateforme propre qui non seulement reflète leur quotidien mais respecte leur sphère privée. Notre objectif est que d’ici 5 ans, Dikalo devienne un réflexe pour tout Africain comme l’est déjà Whatsapp, Instagram, etc. Aujourd’hui. Nous aimerions que chaque internaute en Afrique soit sur Dikalo” explique Alain Ekambi à Startupbrics.

Dikalo a le même fonctionnement que tous les systèmes de messagerie populaires dans le monde. Si certtains l’assimilent au WeChat, la plateforme du Camerounais ne nécessite pas un numéro de téléphone pour démarrer une conversation. Un simple identifiant choisi au moment de la création du compte, même sans carte SIM, permet de commencer les communications.

Depuis sa mise sur le marché en janvier 2018, la plateforme est déjà adoptée par 15 000 utilisateurs. Elle indique déjà que plus de 8 millions de messages envoyés. Le site Startupbrics indique avec fierté qu’un million  de messages ont été envoyés pour la seule première semaine de juin 2019.

La plateforme propose également des aspects qui représentent des réalités africaines. Les émoticônes et les stickers rappellent à l’utilisateur l’Afrique.