Home / A la Une / Benin: « ce serait un coup d’État », quand Talon se défend sans convaincre !

Benin: « ce serait un coup d’État », quand Talon se défend sans convaincre !

Partagez ceci :

Pas de repêchage des listes recalées, le processus électoral devra se poursuivre au Benin sans l’opposition. C’est l’essentiel à retenir de l’entretien d’une heure de Patrice Talon sur la chaine nationale beninoise jeudi soir. Très attendu par l’opinion, qui espérait une annonce de décrispation ou de sortie de l’impasse, le président n’a pas convaincu, sauf peut-être pour dire ce les beninois savent déjà. En termes plus clairs, il ne pourra rien pour permettre la participation des autres formations politiques « exclues » de la course aux prochaines législatives. 

Depuis l’exclusion de l’opposition, souligne RFI, le chef de l’État béninois est accusé par ses adversaires d’avoir tout fait dans l’ombre pour que les choses en soient ainsi. Du coup sur le plateau, Patrice Talon s’est expliqué, s’est justifié et s’est surtout défendu.

« Dire que c’est par des manœuvres que deux groupes politiques de mon camp sont sortis du lot ce n’est pas honnête », dit-il.

Pour sortir de l’impasse, beaucoup lui ont suggéré la prise d’une ordonnance. « Ce ne sera pas possible », a dit le président : « au nom de l’ordre constitutionnel je n’ai pas le pouvoir d’interférer dans le processus électoral ». Ce serait un « coup d’État ».

Depuis son exclusion, l’opposition est vent debout. Le climat est tendu. Alors pour finir Patrice Talon lance cet appel : « Je voudrais prier les leaders politiques de ne pas appeler à incendier le pays. Ne pas participer à une élection, la vie ne s’arrête pas là. La vie ne finit pas à un échec. »

L’opposition a réagi dès la fin de l’émission. Elle se dit triste et déçue. Pour Candide Azanai, toute démocratie meurt quand les élections cessent d’être inclusives.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »