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« Biens mal acquis » : Teodorin Obiang va-t-il (enfin) comparaître en première instance ?

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Alors que le procès en appel de Teodorin Obiang s’ouvre ce lundi à Paris dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis », certaines mauvaises langues s’accordent à dire que le fils du président equato-guinéen et vice-président de ce pays de l’Afrique centrale, devrait encore briller par sa politique de la chaise vide. C’est une évidence, ce dernier n’a jamais comparu en première instance, depuis le déclenchement de l’affaire.

Reconnu coupable de blanchiment, notamment de corruption, il avait été condamné à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amende avec sursis et la confiscation de ses biens, estimés à plus de 150 millions d’euros.

A en croire RFI, le ‘patrimoine considérable’ et le ‘train de vie fastueux’ de Teodorin Obiang en France sont au cœur de ce procès.

Parmi la longue liste dressée par les juges d’instruction, souligne la même source, l’on note de nombreuses voitures de luxe, des caisses de grands vins, des montres d’exception et surtout, un immeuble de 4 000 m2 dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, estimé à 107 millions d’euros.

À l’intérieur, des objets d’art, des robinets en or mais aussi un salon de coiffure et une discothèque. Or l’achat de ces biens n’a pu être financé par les seuls revenus officiels de Teodorin Obiang avaient souligné les enquêteurs.

Ils avaient notamment relevé qu’entre 2004 et 2011, près de 110 millions d’euros provenant du Trésor public de son pays avaient crédité son compte personnel. Et que certains achats avaient été réglés par des entreprises équato-guinéennes comme Somagui Forestal, une société d’exploitation forestière qui était sous son contrôle quand il était ministre des forets.

« Teodorin Obiang a toujours dit qu’il a gagné légalement son argent dans son pays. Il est innocent », avaient souligné son avocat lors du premier procès, sans convaincre, puisque le tribunal l’avait reconnu coupable de blanchiment, notamment de corruption et de détournements de fonds publics.

La Cour d’Appel va-t-elle confirmer ou non ce premier jugement, inédit dans une affaire de biens mal acquis ? C’est du ‘wait and see’.

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