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Cameroun : les leaders séparatistes posent des conditions avant tout dialogue avec le gouvernement

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Ils exigent  entre autres, la libération de tous les prisonniers anglophones, ainsi que  la démilitarisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest.

Les leaders séparatistes au Cameroun continuent d’appeler à la tenue d’un dialogue sincère en vue de la résolution de la crise séparatiste qui secoue les parties anglophones du Cameroun depuis 2016.  Le président de l’Ambazonie (Etat virtuel que veulent créer les séparatistes camerounais), Sisiku Ayuk Tabe, l’a réitéré dans un article publié ce lundi 5 décembre 2022 dans le quotidien Le Jour. Mais avant tout dialogue, le leader séparatiste fixe ses conditions pour sa participation à la tenue d’un dialogue avec Yaoundé.

« Nous proposons d’abord que Cameroun qui a déclaré la guerre déclare le cessez-le-feu et la démilitarisation des régions anglophones, la libération de tous les personnes incarcérées à cause de cette crise, l’amnistie en faveur des compatriotes exilés et le dialogue international arbitré par un pays neutre et à un lieu convenu par les deux parties. Dès que ces conditions seront réunies, nous allons nous asseoir si le gouvernement veut pour négocier nous allons négocier », a-t-il formulé dans la correspondance publiée dans le journal de Haman Mana.

 « Je suis physiquement en prison, mais moralement et spirituellement je suis un homme libre. Ceux qui m’ont mis ici sont plus en prison que moi. Je n’ai pas un problème avec qui que ce soit mais je reste solide à mener le combat qui a débuté depuis plusieurs années. Ce combat vise la libération du Southern Cameroons, Ambazonia, de l’oppression et la mal gouvernance qui gangrène ce pays », déclare le leader de l’Ambazonie.

Ayuk Tabe et plusieurs autres personnes, entre autres Dr Kimeng Henry, le Dr. Kwanga, le Pr. Che Augustine Awasum, Sa Majesté Shufai Blaise et le Dr. Nfor Ngalla, sont emprisonnés à la prison centrale de Kondengui depuis2018. Arrêtés au Nigeria, ils sont accusés de terrorisme, haute trahison etc…

Depuis octobre 2016, le Cameroun traverse une crise politique. La minorité anglophone, qui se sent marginalisée politiquement et économiquement, exprime sa frustration sur fond de revendications corporatistes. Bien que le gouvernement ait consenti à quelques mesures d’apaisement, il devrait reconstruire la confiance mutuelle avec la minorité anglophone afin d’éviter l’engrenage à la veille des élections générales prévues en 2018.

Essama Aloubou




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