Accueil / Pays / Afrique Centrale / Cameroun: quand l’Hôpital central de Yaoundé se transforme en prison !

Cameroun: quand l’Hôpital central de Yaoundé se transforme en prison !

Partagez ceci :

A Yaoundé, la capitale camerounaise, un hôpital se serait transformé en brigade pour femme. Un fait hors de commun dénoncé par nos confrères de Camerooweb. Comme le rapporte notre source, près de onze nouvelles mamans, sont entassées dans une salle de maternité avec leur enfants pour non payement de facture, à l’hôpital central de Yaoundé.

En effet, après l’opération par césarienne, l’hôpital aurait fourni des factures exorbitantes qui varient entre 200 000 FCFA et 300 000 FCFA aux familles. N’ayant donc pas assez de moyens pour payer lesdites factures dans un délai de 07 jours, l’hôpital a sommé les femmes de libérer les lits. Ainsi depuis près de 04 mois, elles sont entassées dans la même chambre (A35) de la maternité principale avec les nouveau-nés.

« On ne sort même pas, on ne voit même pas le dehors. Nous sommes traitées ici plus que des prisonnières. Ils n’ont même pas pitié des enfants qui viennent de naître. Nous sommes obligés de sécher les habits des enfants à la fenêtre par ce qu’on n’a pas accès au dehors. Quand on a faim on fait appel aux vigiles de nous acheté à manger. Parfois ils acceptent parfois, ils refusent. Nous avons proposé au Directeur par le biais de la majore de signer un engagement pour aller travailler et payer il a refusé. On a même avancé le peu d’argent qu’on avait sur nous il a refusé exigeant qu’on paye tout jusqu’au dernier centime », a déclaré l’une des femmes.

Pour des femmes qui viennent fraîchement d’accoucher, ce traitement, d’après notre source, est inhumain et aurait pu être régler autrement par le directeur de l’hôpital à travers les services sociaux.

Aucune femme n’aime ou choisit d’enfanter par césarienne, mais que faire si on n’a pas les moyens d’une césarienne ? Pourtant, dans bon nombre de pays africains, la césarienne est gratuite pour les femmes.




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »