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Campagne électorale au Togo : des citoyens plus exigeants, ça changerait tout !

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Les médias togolais sous toutes leurs formes, les réseaux sociaux et même les intellectuels sont mis à contribution dans le cadre de la campagne en vue du scrutin présidentiel dont le 1er tour est prévu le 22 février prochain. Mais, font-ils ce qu’il faut vraiment ?, s’interrogent les universitaires Roger Folikoue et Maryse Quashie.

Période au cours de laquelle les différents candidats vont à la rencontre de l’électorat, la campagne électorale est aussi un moment de grande médiatisation des faits et gestes. Les universitaires Roger Folikoue et Maryse Quashie appelent donc chaque partie à y mettre du sérieux.

« Pour en revenir aux médias, il faut qu’au moins quelques-uns d’entre eux contribuent à la sérénité du choix des citoyens en suivant les campagnes des divers candidats et en rendant compte de ces événements avec les mêmes moyens. Déjà tout le monde n’a pas droit aux médias d’Etat, tout le monde ne peut pas se permettre d’inonder les artères des villes avec de gigantesques affiches, mais que quelques médias au moins prennent à cœur de traiter tout le monde de manière à peu près égale », lit-on dans leur tribune hebdomadaire.

« Pourquoi, nous les intellectuels n’avons-nous pas réussi à fédérer autour de nous des professionnels des médias pour produire avec eux des analyses d’un certain niveau, sur les déclarations des candidats et sur la situation sociopolitique du pays en général ? Ne sommes-nous pas appelés à éclairer les citoyens ? Et qui va porter notre voix sinon les médias ? Oui, c’est vrai, il y a de temps à autres des interviews d’intellectuels, mais à quel titre les invite-t-on, pour leur profil ou pour leur position supposée dans le débat national ? », questionnent-ils.

En ce qui concerne les citoyens, les universitaires rappellent que plus ils seront exigeants, la stratégie de communication et le niveau de débat seront élevés.

« Et nous citoyens, pourquoi ne demandons-nous pas autre chose ? Pourquoi n’exprimons-nous pas notre besoin d’entendre des discours clairs sur les projets à court et à long terme des candidats ? Pourquoi, ne nous décidons-nous pas à poser aux candidats les questions qui nous préoccupent : si après le 22 février 2020, il se présentait telle ou telle situation, qu’avez-vous l’intention de faire ? », proposent-ils dans la tribune.

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