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CEDEAO : Bamako prêt à claquer la porte de l’institution ?

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La CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) avait annoncé lors du sommet extraordinaire à New York, aux États-Unis, une série de sanctions contre la junte au pouvoir en Guinée. Le Mali a décidé de se désolidariser de ces mesures punitives jugées « illégales, inhumaines et illégitimes ».

Bamako a indiqué dans un communiqué la possibilité « d’adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le peuple et les autorités de la Guinée » en précisant que « l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les affectant ».

Col Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement du malien, précise que « le gouvernement malien exprime sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’Etat guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal ».

En ramant à contre-courant de la dynamique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Bamako cacherait-il son intention de fouler au pied l’autorité de la CEDEAO au point de claquer la porte de l’institution ? Notons que le courage de se retirer du G5 Sahel n’a pas manqué aux autorités maliennes.




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