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Contre le terrorisme, Angela Merkel dévoile son plan au Burkina Faso

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Débutée mercredi, la Chancelière Allemande Angela Merkel a achevé ce jeudi, sa visite d’amitié et de travail au Burkina Faso. A Ouagadougou, elle a appelé les pays européens à consentir plus d’efforts pour soutenir les pays du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Aussi, elle a annoncé une aide au Burkina.

Angela Merkel  a, au cours d’une séance de travail avec les présidents des pays membres du G5 Sahel, lors d’un sommet extraordinaire organisé au palais présidentiel à Ouagadougou, échangé sur des questions liées à la sécurité. 

« Nous avons parlé de la situation sécuritaire qui se dégrade. Nous souhaitons être du côté du Burkina Faso surtout dans la coopération sur le plan sécuritaire », a déclaré Angela Merkel.

« Nous allons soutenir le Burkina dans le renforcement de la capacité de la police, ensuite nous allons encore renforcer cela en vue d’une initiative pour (le don) d’équipements et mettre à disposition des fonds. Nous allons fournir une aide à hauteur de 7 à 10 millions d’euros. C’est nécessaire, car dans l’est et dans le nord du pays il y a une situation où des enfants ne peuvent pas aller à l’école », a-t-elle poursuivi.


Mercredi, Ouagadougou a aussi accueilli pour un sommet des chefs d’État du G5 Sahel, les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta, mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, nigérien Mahamadou Issoufou et tchadien Idriss Déby Itno.

« Ce n’est pas uniquement la responsabilité de ces cinq États, mais c’est une responsabilité qui concerne l’Europe également car si le chaos prend le dessus – ce que nous tenons à éviter à tout prix – cela a également un impact sur d’autres domaines », a affirmé Angela Merkel à la fin de la réunion avec les cinq chefs d’État du G5 Sahel.

Angela Merkel a ensuite lancé un appel de soutien à l’Europe qu’elle invite à soutenir les pays du G5 Sahel.

« La situation sécuritaire est difficile. 15% du budget est affecté aux questions sécuritaires. Vu qu’on doit augmenter la part de budget allouée à la sécurité, ces fonds manquent autre part, c’est pourquoi la communauté internationale doit soutenir le Burkina Faso pour pouvoir avancer dans la voie du développement », a expliqué la chancelière.

« Notre engagement auprès du Burkina sera renforcé. Ce qui nous intéresse également, c’est la coopération pour le développement. 5 millions d’euros supplémentaires seront mis à disposition au-delà de ce qui a été prévu. Ces aides concerneront le changement climatique, la qualité des sols et la gestion des ressources d’eau », a-t-elle conclu.

Ce jeudi 2 mai, la Chancelière allemande s’est entretenue avec les étudiants de l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Des échanges au cours desquelles elle a reconnu la responsabilité des pays européens dans la crise libyenne qui a accentué la menace terroriste dans les pays du Sahel et du lac Tchad. 

«Beaucoup de pays ont leur part de responsabilité à porter mais nous également notre responsabilité à assumer. C’est pour cela que nous devons maintenant travailler à une solution politique de la Libye », a-t-elle déclaré en réponse à une question d’un étudiant. 

Et d’ajouter: «J’ai parlé hier avec les présidents du G5 Sahel et nous n’allons pas être en mesure de trouver des solutions en tant que européens, à nous seuls, une solution pour la Libye mais nous aurons besoin de l’expertise de l’union africaine. Même si l’union africaine a toujours mis en garde , nous a toujours averti de ne pas intervenir en Libye, maintenant ensemble il faudra envisager l’avenir »

«Ce que les présidents du G5 Sahel m’ont encore une fois expliquée hier, et ils ont raison de le dire, c’est que d’abord l’Europe doit se mettre d’accord sur l’approche car il y’a toujours des perspectives de vie qui divergent au sein de l’Union européenne », a ensuite souligné Mme Merkel. 

« Nous avons eu (…) des discussions franches sur la lutte contre le terrorisme aussi bien dans le Sahel que dans le bassin du lac Tchad. Il est important, aussi bien sur la sécurisation des populations que du développement économique, que les peuples du Sahel sentent que quelque chose se met en route », a pour sa part, confié le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

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