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Burkina: attentats terroristes, la cohésion sociale « fortement » menacée

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Le terrorisme prend un autre tournant au Burkina Faso au point où de mettre en péril, la cohésion sociale dans le pays. Depuis des mois, les attentats ne cessent de se multiplier dans le pays. Si les premières visaient plus les soldats et les enseignants, tout porte à croire que c’est désormais le tour des églises d’être les cibles des terroristes.

Dimanche 12 mai dernier, une attaque terroriste a visé une église catholique à Dablo au Nord du Burkina, faisant 6 morts dont un prêtre.

Le lendemain, mardi 13 mai, quatre catholiques ont été tués en début d’après-midi dans la province de Bam, dans le Nord du Burkina Faso, alors qu’ils effectuaient une procession mariale. Les assaillants ont ensuite brisé la statuette de la vierge Marie.

Le 2 avril dernier, c’était une église protestante qui a été victime des attaques terroristes.

« Des individus armés non identifiés ont attaqué l’église protestante de Silgadji tuant quatre fidèles et le pasteur principal. Au moins deux autres personnes sont portées disparues », avait écrit l’AFP qui a ajouté:  » si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques djihadistes, il s’agit de la première attaque d’une église depuis 2015″.

Le “Pays des hommes intègres”, est en train de toucher le fond. C’est le moins que l’on puisse déduire de ces trois attaques qui ont visés des églises en à peine deux mois.

Les groupes terroristes, opérant dans le nord du pays, cherchent visiblement de mettre à mal la cohésion sociale entre les populations.

Selon l’opinion, les auteurs de l’attaque ont essayé à plusieurs reprises de mettre les communautés en conflits :

« Il y a quelques temps de cela, c’était des leaders communautaires et les chefs religieux qui étaient assassinés. Aujourd’hui, on s’en prend à notre tolérance interreligieuse qui est un élément très fort dans notre pays. Donc cette attaque vise à remettre en cause notre vivre ensemble. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté et sa détermination à identifier les coupables pour qu’ils soient traduits devant la justice et jugés à la hauteur de leur forfait », a déclaré Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement.

« La stratégie du gouvernement n’a pas encore été massive pour contrer le terrorisme. Il faut un changement de gouvernance au Burkina Faso. Tant que nous aurons une gouvernance d’exclusion, il y aura un terreau fertile au terrorisme parce que le terroriste argumente sur l’exclusion. Il s’adresse à des gens qui sont exclus et si ces personnes constatent véritablement qu’elles sont exclues, elles seront plus portées à accepter l’argumentation terroriste. » a pour sa part, déclaré Soma Abdoulaye, professeur de l’université de Ouagadougou.

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