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Dialogue ou monologue politique au Cameroun ? l’opposition fait sa lecture

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Le grand dialogue national tant attendu par les camerounais et ouvert le 30 septembre dernier semble déjà prendre fin. Convoqué par le président Paul Biya pour trouver une solution à la crise en zone anglophone, le dialogue est devenu un « monologue », selon des opposants.

Plusieurs formations politiques ont quitté ce mardi le dialogue national effectivement ouvert le lundi 30 septembre. Ces partis politiques dénoncent un monologue du RPDC, le parti au pouvoir, car selon eux, les discussions n’ont pas commencé sur un terrain neutre.

Autres points de divergence entre le parti au pouvoir et les formations politiques dont, l’Alliance des forces progressistes, sont la méthodologie et le choix des thématiques affectées aux différentes commissions.

Selon Alice Sadio, présidente de l’Alliance des forces progressistes, « l’option méthodologique choisie par le Premier ministre ne nous convainc pas. Il nous a mis devant le fait accompli lors de la cérémonie d’ouverture. Il nous a imposé la composition de son bureau ainsi que les présidents des huit commissions ».

Aussi, se plaint-elle de la non considération des propositions de son parti lors des consultations préliminaires. « Nous proposions un modérateur neutre. Ce qui n’a pas été le cas. Nous avions aussi proposé des thématiques qui nous étaient chers. Cela n’a pas été fait. Nous ne pouvons pas prendre part à un monologue », a-t-elle lancé.

D’autres hommes politiques tels que Akere Muna, candidat à la présidentielle 2018, Célestin Bedzigui et Jean Jacque Ekindi ont eux aussi claqué la porte.

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