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Guinée : limogé pour avoir coiffé un candidat au BAC, le préfet s’explique 

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Sous le feu des projecteurs depuis vendredi, après avoir coupé les cheveux à un candidat en plein examen de BAC, le Colonel Douramoudou Keita, a été démis de ses fonctions samedi par le Col. Mamady Doumbouya. Quelques heures après avoir posé cet acte qui continue de susciter des réactions de part et d’autres, le préfet de Siguiri est monté au créneau pour justifier son acte.

« C’est pour suivre la bonne éducation des enfants. Imaginez, ce sont les futurs cadres et futurs ministres de la Guinée. Ils viennent en rasta complètement. Tout le monde était bien en classe sauf lui. J’ai appelé le délégué, je lui ai dit est-ce qu’on peut accepter ce candidat avec une telle coiffure ? Vous n’imaginez pas combien de fois le président est en train de se battre pour l’éducation des enfants. Il demande de promouvoir l’excellence.

Il faut qu’on l’aide. J’ai instruit le délégué de lui dire de se faire coiffer sinon, il n’entre pas en classe. Vous savez ce que l’enfant a dit ? Il dit qu’il préfère perdre mais il ne va pas se faire coiffer et il préfère rentrer à la maison. Je lui ai dit non, je suis ton papa. Je n’agis pas en tant que préfet mais en qualité de papa parce que tu as le même âge que mon premier garçon. J’ai dit maintenant c’est la justice qui va nous séparer. Aujourd’hui avec la nouvelle technologie, ce que les enfants voient dans les films, ils le pratiquent. Finalement, j’ai dit, je t’envoie à la CMIS maintenant. C’est là qu’il a accepté d’enlever les tignasses là sur la tête », a expliqué Colonel Douramoudou Keita préfet de Siguiri.

A l’en croire, son acte a dissuadé plusieurs autres candidats dans la ville.

« Je lui ai dit si tu veux garder les tignasses là, tu peux le faire une fois à l’Université. Le soir, tout le monde était chez les coiffeurs pour enlever. Ces candidats disaient si on ne le fait pas, le préfet va enlever. Il faut éduquer nos enfants, ils sont la crème de ce pays », a-t-il dit tout en déplorant les nombreux cas de fraudes enregistrés dans sa préfecture.

« Pour la première journée, il y a eu 11 cas de fraudes à Siguiri. Les gens qu’on croit faire de la Guinée, un pays émergent sont en train de faire la fraude », déplore le Colonel Douramoudou Keita.




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