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Le chrétien: citoyen des Cieux ou de la République?

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“Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu” (Romains 13: 1). C’est la formule magique le plus souvent utilisée pour rappeler à l’ordre tout chrétien dont le comportement semble défier l’autorité de l’Etat. De quoi s’agit-il concrètement?

Dans Matthieu 22: 21, Jésus enseigne aux chrétiens leur responsabilité en tant que citoyens. “« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », avait-il répondu aux Pharisiens venus l’éprouver avec une pièce de monnaie à l’effigie de César. En clair, même s’il appartient au royaume céleste, le chrétien appartient à une communauté d’hommes vivant sur un territoire régi par des lois auxquelles il doit impérativement obéir. Ainsi que le rappelle Romains 13: 1.

Soumission ou obéissance?

La soumission aux autorités telles qu’enseignées par l’apôtre Paul induit plus l’idée d’obéissance par pure conscience que celle de terreur face à l’autorité. Le chrétien doit donc obéir aux règles et lois des autorités de son pays en payant par exemple ses taxes et impôts.

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes… » (Actes 5.29). “Tout en étant respectueux et en honorant les autorités, il peut y avoir des circonstances où notre soumission ultime est à Dieu. Lorsque les exigences de l’État contraindraient le chrétien à approuver ou à adopter des idées ou des comportements contraires à l’Évangile cela peut entraîner un refus de soumission”, écrit le professeur de théologie Mike Evans.

“On peut obéir sans forcément se soumettre”

Pour comprendre cela, Mike Evans nous renvoie à la relation entre époux et épouse. “Même si l’épouse est appelée à respecter, honorer et se soumettre à son époux, elle  peut refuser de s’engager dans une voie ou une activité qui est en contradiction avec la loi de Dieu et l’Évangile, tel le mensonge, une fausse déclaration des impôts…”, explique-t-il.

En effet, certains choix des autorités peuvent être erronés, parce que motivés par “l’ambition malsaine, le prestige ou la cupidité” Dans ces cas, le théologien Evans invite le chrétien  à “légitimement interroger les décideurs, exprimer un désaccord, exposer le mal, et demander des changements”.

En définitive, même si elles sont instituées par Dieu, les autorités ne prennent pas toujours leurs décisions en tenant compte de Dieu. Ce qui explique le caractère parfois tyrannique de certains de leurs choix. Lorsque l’Etat demande au citoyen de payer ses impôts, ce dernier est en droit de savoir à quoi est destiné cet argent. Et c’est à juste titre que Mike Evans affirme que “la soumission librement consentie conduit vers l’obéissance joyeuse”.


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