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Le Maréchal Mobutu, ancien président du Zaïre rebaptisé République démocratique du Congo à la chute de son régime. Capture écran You Tube.

RDC : 25 ans après la mort de Mobutu, sa veuve livre des secrets

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Restée muette depuis la mort de son ex-mari, le dictateur et maréchal Mobutu Sesse Seko, le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc, sa veuve et ex-Première dame Bobi Ladawa brise enfin le silence. Et ce, après 25 ans la disparition de l’ancien président du Congo Zaïre. Ayant vécu de près ses derniers instants, elle en donne un récit exclusif.

Dans un entretien exclusif avec Top FM Congo, une radio congolaise, Bobi Ladawa a évoqué dans un premier temps son exil au Maroc. Dans son récit, elle se dit à l’aise et en sécurité dans ce pays qui a accueilli son mari malade, alors en fuite en mai 1997.

Mais cinq mois après son arrivée au Maroc, souligne-t-elle, la santé de Mobutu se dégrade fatalement. Malgré les soins, il décède le 7 septembre 1997.

“Le maréchal fut en contact avec la France, je ne sais pas ce qui s’est passé puis c’est le défunt roi ici au Maroc qui a voulu nous accueillir. Il dit au maréchal : personne, ni français ou américain, ne peut m’empêcher de t’assister, tu es mon ami”… C’est ainsi qu’un hôtel fut mis à notre disposition pendant près de deux mois. On refusait même l’accès aux touristes car l’hôtel était mis à notre disposition.

Quelques temps après nous fûmes déplacés vers un hôtel privé, et il suivait les soins, prostate et cancer, mais il n’y avait pas de changement. Après beaucoup des soins, les médecins finirent quand même par nous dire qu’il ne restait plus beaucoup des jours à vivre. Les médecins lui dirent cela directement en face, et cela m’irritait beaucoup. Même le médecin répéta cela plusieurs fois dans ses oreilles mais le maréchal resta silencieux.

Avant sa mort, Mobutu ne laissa pas beaucoup des mots. Il m’appela ce jour-là, il me dit “PARDON”, à mon grand étonnement, je lui répliquai “pourquoi me dis-tu pardon ?” Il ne répliqua point et je lui ait dit une fois de plus : moi aussi je te dis pardon et au nom de tous les enfants du Zaïre, je dis aussi pardon et que tu ne partes pas avec une moindre rancœur des Zaïrois.

On m’appela deux heures après, avant-midi, pour me dire que c’est fini. Que je vienne embrasser mon époux pour la dernière fois et l’on me raconta que je fus évanouie mais je ne me rappelle de rien. Et dès ce jour là, personne , pas même mes enfants, personne n’a pu découvrir là où serait cachées les grosses sommes d’argent dont tout le monde parlait ».




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