Tensions sociales en Afrique : la COFACE prévient!

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La montée des risques politiques en Afrique alerte fortement la Coface. L’institution estime que le nombre des conflits a presque doublé en 10 années. Une analyse sur la situation a été établie par l’assureur français.

Selon la COFACE, bien que le nombre de conflits au niveau mondial ait progressé de 70% depuis 2008, l’Afrique compte le plus grand nombre de conflits non-étatiques.

 « La prolifération des affrontements entre milices armées en Libye, en République centrafricaine (RCA) ou encore en République démocratique du Congo (RDC) participent à cette tendance, au même titre que les affrontements entre Oromo et Somali en Ethiopie et ceux entre les agriculteurs Birom (chrétiens) et les éleveurs peuls (musulmans) dans l’Etat du plateau du Nigeria », fait remarquer la Coface.

D’autre part, le Sahel, le Lac Tchad, le Nigeria, la Libye, l’Egypte et le Mali sont secoués par des conflits islamiques dont le nombre ne cesse de monter en flèche depuis le début de la décennie.

En moyenne , on compte 15 000 victimes à la suite de ces conflits , soit près de trois fois plus qu’entre 2004 et 2008 mais deux fois moins élevé que dans les années 90.

Par ailleurs, l’indice de risque social est, en moyenne, à son niveau le plus haut depuis le pic de 2010 où se sont déroulés les printemps arabes. Le risque social est amplifié par la montée des instruments de la mobilisation (accès Internet, réseaux sociaux) mais aussi l’urbanisation et la part croissante de la population ayant accès à l’éducation tertiaire, note l’assureur.

Pour finir, la Coface  prévient que 10 pays africains notamment – l’Angola, le Cameroun, Djibouti, l’Egypte, l’Ethiopie, la Mauritanie, le Mozambique, l’Ouganda, la RDC et le Tchad – pourraient être ou continuer à être secoués par des troubles politiques tel que l’indique que son indice de fragilité politique et sociale .