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Afrique: ces présidents qui font recours à la prière en temps de crise

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La prière, l’apanage même des croyants notamment dans les moments critiques, serait également la porte de sortie pour certains présidents africains. Face à de graves problèmes économiques, certains présidents se sont adonnés à des prières pour changer la situation au lieu de s’attaquer de front à la question avec des initiatives prudentes et d’autres mesures financières.


Même si cette méthode fait l’objet de critique se basant sur le principe que la prière sans action est une prière morte, elle est fortement encouragée par certains dirigeants.

Voici avec la rédaction de Buzzyafrica, les dirigeants africains qui croient en la force et au miracle de la prière pour sortir leur pays des situations de crises.


1- George Weah, Libéria
Après avoir récemment fait la une pour avoir ouvert sa propre église, le Président libérien, George Weah, a fait de nouveau la une des journaux pour avoir demandé à ses citoyens de prier chaque jour deux heures pour que Dieu intervienne dans la résolution des problèmes économiques du pays. L’ancien joueur de football a également exhorté ses compatriotes à organiser une veillée de prière toute la nuit, le dernier vendredi de chaque mois, afin de recevoir les bénédictions et les conseils de Dieu.


Lorsque Weah est arrivé au pouvoir au Libéria, il a fait la promesse de réformer l’économie qui luttait pour se redresser à la suite de la crise du virus Ebola de 2014-2015, de lutter contre la corruption et le népotisme et d’entamer une nouvelle ère pour le pays de l’Afrique de l’Ouest. Les critiques disent que celles-ci ne sont pas encore matérialisées, ajoutant que le président devrait réfléchir à des moyens pratiques de résoudre les problèmes au lieu de demander une intervention divine.


2- Peter Mutharika, Malawi
En janvier 2018, il a été signalé qu’une sécheresse et une infestation de ravageurs avaient commencé à menacer la récolte de maïs de base du Malawi. Cela a contraint le dirigeant du pays, Peter Mutharika, à demander une prière nationale pour la pluie.

Il a demandé aux ministres et aux représentants du gouvernement de diriger les prières. Plusieurs personnes à l’époque ont mis en doute ce mouvement.


3- Edgar Lungu, Zambie
La Zambie a annoncé en octobre 2015 l’annulation des matches de football et la fermeture des bars pour laisser la place à une journée de prière et de jeûne.


C’est après que le président Edgar Lungu ait ordonné à son pays de prier, alors que la monnaie zambienne, le kwacha, était sous pression et qu’elle chutait de 45% contre le dollar. Cela était dû à la chute brutale du prix du cuivre, principal produit d’exportation du pays.


L’économie se débattait avec la flambée des prix des produits alimentaires et l’effondrement des entreprises en raison d’une alimentation électrique irrégulière. Les critiques du gouvernement ont accusé Lungu de ne pas avoir abordé les causes des problèmes économiques du pays, ajoutant que la journée de prière était une distraction.


4- Atta Mills, ancien Chef d’Etat ghanéen
Avant le décès de l’ancien président du Ghana en 2012, qui a mis un terme à son administration, M. Mills a souvent été critiqué pour avoir transformé le château, siège du gouvernement, en camp de prière.
Il avait insisté sur la nécessité pour les Ghanéens de continuer à prier pour le gouvernement afin qu’il obtienne une direction divine pour lui permettre de diriger efficacement l’État.


Mills a même proposé aux musulmans d’organiser chaque année un jour de prière et d’action de grâce tous les derniers vendredis de janvier et le premier dimanche de février pour les chrétiens. Lorsqu’il a été critiqué à ce sujet, il aurait déclaré qu’il ne craignait pas de transformer toute la nation en un camp de prière.




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