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Arrestation du journaliste Ignace Sossou : ce qui s’est réellement passé

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C’est l’objet d’une correspondance adressée par l’Agence CFI à ses partenaires ce 23 janvier. La CFI a ainsi tenu a donné sa version des faits sur cette affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Voici ce que relate CFI à travers la note qui retrace les événements.

« L’arrestation du journaliste Ignace Sossou le 20 décembre dernier à Cotonou suite à un forum consacré aux infox organisé par CFI, a été un choc pour l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices de notre agence. Le déroulement de ces événements ne correspond pas aux valeurs et engagements de CFI en faveur des médias en Afrique. Nous souhaitons, par ce courrier circulaire, nous adresser directement à vous, afin de vous expliquer notre démarche depuis cet événément. Nous avons un devoir de transparence envers vous.

Que s’est-il passé à CFI ?

CFI a organisé un séminaire du 17 au 19 décembre à Cotonou. Cette manifestation a réuni des journalistes et le procureur de la République du Bénin venu parler du cadre légal des infox dans le pays. Les propos du Procureur ont été relayés sur Twitter par le journaliste Ignace Sossou du média Bénin Web TV. Suite à la publication de ces tweets, le journaliste Ignace Sossou a été condamné en première instance à 18 mois de prison et 250 000 FCFA d’amende pour harcèlement par le biais de moyen de communication électronique.
Dans le cadre de cette affaire, il est reproché à CFI d’avoir rédigé et envoyé au Ministre de la justice une lettre qui a servi comme pièce à charge pour l’arrestation du journaliste. Cette lettre n’a pas suivi le circuit de validation adéquat. Il s’agit d’un grave dysfonctionnement interne. Des mesures internes (y compris une procédure disciplinaire et de départs de salariés) de nature à éviter tout risque à l’avenir, ont été prises.

Qu’est-ce que CFI a fait depuis l’arrestation d’Ignace Sossou ?

Nous avons exprimé avec force aux autorités béninoises que nous condamnions l’arrestation et la condamnation d’Ignace Sossou tout en appelant à sa libération dans les plus brefs délais. A travers un communiqué de presse diffusé le 8 janvier puis à travers une série d’interventions dans les médias, notamment les médias béninois, nous avons procédé aux mises au point nécessaires.
Nous avons entamé des échanges avec l’employeur d’Ignace Sossou, Bénin Web TV, ainsi qu’avec certains membres des réseaux de journalistes auxquels il appartient, notamment 3i. Nous nous sommes également rapprochés de Reporters Sans Frontières (RSF), d’Internet Sans Frontières (ISF) et du Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) pour coordonner nos démarches respectives dans l’optique de la libération d’Ignace.

Que va-t-on faire maintenant ?

Nous poursuivons nos démarches pour favoriser la libération d’Ignace Sossou.
Pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise, nous travaillons à une réaffirmation de nos principes d’engagements Nous allons prendre une série de mesures concrètes et pratiques dans le cadre de nos activités. Convaincus de l’importance de nos actions en faveur de la pluralité de l’information, nous poursuivons nos actions en faveur des médias en Afrique dans le reste du monde.

Nous vous devions ces clarifications, vous étiez en droit de les attendre. Nous tenons à maintenir la relation qui nous unit. Poursuivons ensemble autour des valeurs et de la vision des médias et des journalistes – de leur rôle irremplaçable dans des démocraties vivantes – que nous partageons et que nous continuerons à promouvoir avec vous.

Alan Dréanic
Directeur général adjoint »

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