Bénin: Guy Mitokpè  » l’acte posé le 1er novembre est condamnable « 

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Il avait dénoncé « un coup d’Etat de la Constitution 11 décembre 1990 !« . Mais cela n’a pas empêché la validation de la nouvelle constitution par la cour. L’honorable Guy Mitokpè ne cache pas sa colère face à la modification apportée par les députés béninois de la huitième législature à la constitution béninoise. Dans sa nouvelle sortie, le secrétaire général du parti ‘Restaurer l’Espoir’ estime condamnable aussi bien dans le fond que dans la forme, l’acte posé le 1er novembre dernier.

Bonne lecture !

C’EST CONSOMMÉ?
ALORS VOUS N’AVEZ RIEN COMPRIS…

Le vendredi 1er novembre 2019 sera gravé dans l’histoire politique de notre pays comme un n-ième jour noir sous le régime dit de la rupture.

Les jours noirs sous ce régime s’enchaînent et se ressemblent. Après le 28 avril 2019, les 1er et 2 mai 2019, les 10, 11 , 12 et 13 juin 2019; les 10, 11 et 12 octobre 2019, nous pouvons désormais retenir également le 1er novembre 2019, comme le jour de la violation du pacte national de la paix scellé par les pères fondateurs du renouveau démocratique dans notre pays, le Benin.

C’est déjà consommé scandent les supporters et thuriféraires du régime. La révision constitutionnelle est validée et rien ne se passera, disent-ils avec beaucoup d’arrogance.

Ils disent aussi sur tous les toits, qu’ils l’ont fait et attendent d’être conduit à la CPI.

D’autres parmi eux demandent ce qu’on reproche au contenu de leur forfaiture?

Cette question semble pertinente. Elle pourrait être posée par tout bon citoyen épris de paix et de développement de son pays.

À tous ceux qui se posent la même question dans le but de mieux comprendre, je voudrais leur dire ceci. La Constitution de notre pays est la loi fondamentale. Pour expliquer cela de manière très simple, je suis tenté de dire qu’elle est la loi des lois. Elle encadre toutes les lois et permet d’éviter les abus et les excès que pourraient comporter une autre loi.

Elle ne peut et ne doit être l’émanation de la volonté d’une seule personne ou de celle d’un seul groupe de personnes.

Ce qui s’est passé le 1er novembre 2019 est dangereux. Ces gens là se sont permis des largesses. Oui, ils se sont permis le luxe de détruire ce qui est à la base de notre paix commune.

Ils racontent partout que le mandat présidentiel est de 5 ans, renouvelable une seule fois. Ils sont tellement gentils qu’ils n’ont pas touché à cet article de la constitution qui est si cher au Béninois.

Car selon eux, ailleurs lorsque les Présidents procèdent à la modification constitutionnelle, c’est pour s’éterniser au pouvoir. Et donc ils sont tellement démocrates qu’ils n’ont pas touché à cet article de la constitution de décembre 1990.

Laissez-moi vous dire que c’est du flafla ou du blabla pour parler comme l’autre. C’est du blabla parce qu’à tout moment ils pourraient revenir là-dessus, du moment où ils nous montrent qu’ils en ont les moyens.

Ils disent qu’ils ont limité le mandat des députés à 3 mandats, c’est de la poudre aux yeux. Ces gens-là savent qu’ils ont fini de mettre feu à la carte confiance entre le peuple et eux….

L’acte posé par ces parlementaires illégitimes, députés du sang est un grave précédent. Ils ont agi sur la constitution comme on n’oserait le faire sur aucune autre loi, même ordinaire.

Ceux qui pensent que nous sommes en train de trop tirer sur la corde, ont aujourd’hui une preuve suffisamment éloquente pour comprendre que ces gens-là ont une aversion profonde de la démocratie.

Sinon comment comprendre que parmi les 83 « obligés », il n’y ait pas même un seul éclairé pour émettre une abstention. Une abstention ne serait-ce que sur le fait qu’on ne peut admettre inscrire dans une Constitution des dates d’un agenda, comme on le ferait dans les dispositions transitoires d’une loi ordinaire.

C’est triste!

Nous sommes plus qu’interpelés du fait de la déliquescence que l’on fait de notre intelligence commune.

Cet acte posé le 1er novembre est condamnable aussi bien dans la forme que dans le fond . Car celui qui peut le plus peut le moins… ceux qui ont donné « ce cadeau constitutionnel » à notre peuple aujourd’hui, le reprendront bientôt, très bientôt…

A ceux qui se sont présentés à la concertation des forces de la mouvance présidentielle, qualifiée de dialogue politique, vous avez tous été utilisés.

L’argument majeur de ces gens-là est que la constitution a été modifiée suite aux recommandations du « dialogue politique ».

Dans le même temps, les autres membres de la mouvance incarnés par le PRD, les FCBE et autres crient au complot et disent que le rapport est tronqué.

A vous qui nous lisez et qui ne sortez pas pour lutter, à vous qui êtes payés pour nous injurier, à vous qui pensez que ce qui se passe est mauvais mais que le libérateur viendra de l’Orient, je voudrais partager avec vous ces quelques versets du livre d ‘ Ecclésiaste, tirés de la Sainte Bible :

Ecclésiaste 3: 1- 8

1 – Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux:

2 – un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté;

3 – un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir;

4 – un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser;

5 – un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres; un temps pour embrasser, et un temps pour s`éloigner des embrassements;

6 – un temps pour chercher, et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter;

7 – un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler;

8 – un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

He. Guy MITOKPE