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Cameroun : de graves révélations sur la gestion du pouvoir de Paul Biya

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L’enquête du journal basé à Paris en France vise à répondre à deux questions principales. « Comment Paul Biya gouverne-t-il aujourd’hui son pays ? Et compte-t-il préparer son fils à lui succéder ? ». Selon l’édition en kiosque du journal panafricain Jeune Afrique, le président camerounais gère « son pouvoir avec une dizaine de personnes chacun dans son couloir ».

François Soudan,  le Directeur de la Rédaction de Jeune Afrique était sur les antennes de RFI ce dimanche. Le journaliste a abordé le sujet qui est à la Une de son journal cette semaine et qui est consacré au Cameroun. Comme prétexte pour titrer sur le Cameroun, François Soudan évoque la célébration, le 6 novembre prochain du 40e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême.

Selon François Soudan, « dans sa tour d’ivoire du palais d’Etoudi, le maître des lieux gouverne depuis le troisième étage avec une petite dizaine de personnes, chacun dans son couloir. Il y a d’abord le contre-amiral Joseph Fouda, ancien aide de camp devenu Conseiller spécial. L’un des rares à ne pas être fouillés avant d’entrer dans le bureau présidentiel. Tout comme le patron de la DSP, la sécurité présidentielle, ce qui est normal parce que c’est lui qui fouille… Il y a un deuxième pôle plus constitutionnel, celui constitué de deux hommes clés qu’oppose une sourde rivalité : le Secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, et le Directeur du cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo. Et puis troisième pôle, le pôle sécuritaire avec les chefs de différents services de renseignements, sans oublier évidemment la garde présidentielle formée par les israéliens… Un quatrième pôle d’influence, pas le moindre, qui est le pôle familial avec deux sous-pôles je dirais presque rivaux, celui constitué autour de la première dame Chantal Biya et celui constitué autour de son fils issue de son premier mariage, Franck Biya  51 ans, qui est désormais l’un de ses conseillers avec bureau au palais », affirme le journaliste.

François Soudan ne fait pas de mystère sur la succession dynastique du pouvoir. « Il y a une demi-douzaine de groupes d’organisation de soutien bruyant qui ne font pas mystère de leur souhait de voir le fils succéder au père. Ceux qu’on appelle les Frankistes. Lui-même reste discret, il n’approuve pas et il ne désapprouve pas ces débordantes manifestations d’affection qui sont peut-être pour lui, le moyen de tester l’opinion. Chacun aura remarqué que Paul Biya l’a en quelque sorte officiellement présenté à Emmanuel Macron il y a trois mois à Yaoundé. Une présentation pas un adoubement évidemment ou en tout cas, pas encore ».

« A 90 ans en février 2023, il sera le Chef d’Etat le plus âgé de la planète et le plus ancien en fonction. On connait sa méthode de gouvernance à distance et à l’économie. Paul Biya réussit à être en même temps omniprésent et omniabsent », croit savoir le patron de la rédaction de Jeune Afrique.

Essama Aloubou




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