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Cameroun : la dernière carte de Paul Biya pour vaincre la sécession

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Le président camerounais Paul Biya vient d’engager les forces spéciales de l’armée dans la deuxième et cinquième régions militaires, où une guerre sanglante sévit depuis 2016.

La crise anglophone qui secoue le Cameroun depuis 2016, pourrait connaitre un nouveau tournant. Le chef de l’Etat Paul Biya vient en effet d’engager les forces spéciales de l’armée dans le théâtre des opérations.

C’est ce qui ressort de la note signée le 29 aout dernier par Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République, avec en objet : « engagement des forces spéciales dans la deuxième et cinquième régions militaires interarmées ».

« Faisant suite à votre correspondance susmentionnée relative à l’objet repris en marge, j’ai l’honneur de vous faire connaître, pour diligences nécessaires que monsieur le président de la République a marqué son très haut accord pour le déploiement d’un détachement des forces spéciales dans les théâtres d’opérations des deuxième et cinquième régions militaires interarmées. Urgence particulièrement signalée », lit-on sur la lettre adressée à Joseph Beti Assomo, ministre délégué auprès de la présidence de la République chargé de la défense.

Dans sa stratégie pour mettre fin à la crise qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun, le président Paul Biya a procédé il y a quelques mois à de nouvelles nominations au sein du dispositif sécuritaire dans la région du Nord-Ouest, en proie depuis plus de cinq ans à la crise anglophone. Le général Bouba Dobekreo, homme d’expérience jusque-là en poste dans l’Extrême Nord, a pris ses fonctions mardi 19 juillet à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Lors de sa prise de fonction, il a promis de ramener la paix dans la localité.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre depuis cinq ans d’un conflit meurtrier entre des groupes armés réclamant l’indépendance d’un Etat qu’ils appellent l' »Ambazonie » et des forces de sécurités massivement déployées par le pouvoir du président Paul Biya, 89 ans, qui dirige le Cameroun d’une main de fer depuis près de 40 ans. Depuis le mois de juin 2022, une dizaine de militaires ont été tués dans les deux régions.

Le conflit anglophone avait éclaté en octobre 2016 après des manifestations pacifiques d’une partie de la minorité anglophone, qui s’estimait marginalisée et réclamaient plus d’autonomie ou l’indépendance, et violemment réprimées par les forces de l’ordre.

Essama Aloubou




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