Accueil / Country / Central Africa / Cameroun / Cameroun : la tiktokeuse accusée de pr*stitution vient d’être libérée après 3 mois de détention

Cameroun : la tiktokeuse accusée de pr*stitution vient d’être libérée après 3 mois de détention

Partagez ceci :

Après trois mois de détention à la prison centrale de Nkondengui, l’une des principales prison du Cameroun, la tiktokeuse Brigitte Christelle Biloa Atangana alias Cynthia Fiangan vient d’être remise en liberté. Selon le verdict rendu ce mercredi 19 octobre 2022, sa mise en liberté est conditionnée par le suivi d’une thérapie psychologique. 

Le verdict a été rendu ce mercredi 19 Octobre par Madame  Mpoule  Enongue  Carine Myriam, présidente du Tribunal de Première Instance  du Mfoundi Centre Administratif en présence de sa mère et d’un public venu nombreux. Cette libération a été effective sous certaines conditions.

Selon le compte rendu d’audience fait par l’activiste Polycarpe Atangana Eteme, Brigitte Christelle Biloa Atangana a été libérée  d’abord, « parce qu’elle n’a jamais eu d’antécédents judiciaires. Il lui a ensuite été imposé de  suivre une thérapie psychologique  et psychopathologique dans une formation sanitaire de son choix. Enfin, vu son jeune âge, il est impératif qu’elle reprenne le chemin de l’école. Mais en cas de récidive, elle fera les frais des  lois et règlements de la république ».

Même si cela lui a été imposé par la justice, il semble selon l’homme politique Vincent Sosthène Fouda « qu’une intervention médicale contrainte, même insignifiante constitue une atteinte au droit au respect de la vie privée dont l’autorité judiciaire est garante ». Etant donné que la concernée est majeure âgée 23 ans,  personne ne peut la  contraindre à se soigner si tant est qu’elle n’est pas un danger ni pour elle-même ni pour la société, commente l’ancien candidat à la présidentielle.

Arrêtée il y a un peu plus de trois mois, trois chefs d’accusations avaient été retenus contre elle : l’outrage public à la pudeur, l’outrage public aux mœurs et de publications obscènes réprimés par les articles 263,264 et 265 du Nouveau Code de Procédure Pénale.

Brigitte  Atangana était poursuivie par le ministère public à partir de ses vidéos la montrant en plein ébats sexuels publiées par elle-même, des captures d’écran de ses publications à caractère érotique sur facebook et ses nudes qui ont été mis à la disposition du Procureur de la République.

Essama Aloubou




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »