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Dépassé par une corruption insoutenable, le Cameroun veut tuer le mal à partir de l’université

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Du fait des pratiques de corruption et de fraude qui sont légions, le Trésor public camerounais a perdu la bagatelle de 1 246 milliards de francs CFA au cours de la période 2010-2015. Une somme représente environ 60% du budget d’investissement public (BIP) de l’Etat camerounais. Ces chiffres laissent voir à quel niveau se situe le niveau de corruption dans le pays. Pour essayer de renverser la tendance, la Commission Nationale anti-corruption du pays entend créer des clubs d’intégrité dans toutes les universités du pays.

Les membres du comité de coordination de la Commission nationale anti-corruption (Conac) sillonnent les universités d’État et les instituts privés d’enseignement supérieur (IPES) du Cameroun avec pour mission de lancer les activités des clubs d’intégrités au sein des  établissements de l’enseignement supérieur. Selon la Conac qui a mis sur pied un programme national d’éducation à l’intégrité, depuis 2011, il s’agit d’un club qui va œuvrer à la restauration morale, citoyenne et éthique.

A travers des campagnes de sensibilisation en lien avec les responsables des différents établissements, il milite également pour un changement de comportement au sein des temples du savoir en proie à certaines déviances, apprend-on. Pendant toute l’année académique, chacun de ces clubs va mener des opérations de sensibilisation contre la corruption. « C’est dans le milieu estudiantin qu’il faut semer la graine de l’intégrité pour espérer des lendemains meilleurs », fait savoir Benjamin Fouda Effa, cadre à la Conac.

Selon le Dr Dieudonné Massi Gams, président de la CONAC, ce programme « vise à développer chez les jeunes, des mécanismes favorables à la prévention des actes et comportements qui prêtent le flanc à la corruption en vue d’aboutir à une société d’hommes et de femmes honnêtes, responsable et intègres… Nous avons constaté que l’insertion du PNEI dans nos différentes institutions supérieures a connu quelques couacs. Il est donc question au cours de cette rencontre, de former à nouveau les membres des clubs d’intégrités des différentes universités présentes, afin qu’ils soient des propulseurs d’intégrités dans leurs milieux éducatifs respectifs », a-t-il précisé.

Il reste que les étudiants s’arriment à cette offre qui pourrait aider le Cameroun à assainir la morale publique dans un contexte où plusieurs personnalités du pays sont emprisonnées pour corruption.

Essama Aloubou




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