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Cameroun : les autorités écartent la piste d’une défaillance technique après le crash d’un aéronef

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Selon le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, l’exploitation de l’enregistreur vocal confirme que l’avion qui a échoué au Cameroun le 11 mai dernier n’avait pas de problème technique.

Le rapport de l’enquête relative à l’accident d’un avion de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco) survenu le 11 mai dernier à Bibey dans la région du Centre Cameroun n’a pas encore été publié. Mais les autorités ont déjà donné quelques indices.  Selon le ministre des Transports (Mintransports), Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, l’accident de cet avion n’est pas dû à une défaillance technique.  « L’enregistreur vocal qui a été exploité au Nigeria nous confirme qu’il n’y a pas, à date, un problème mécanique », déclaré le ministre dimanche 28 août au cours d’une émission sur la télévision nationale.

La défaillance technique mise de côté, l’erreur humaine pourrait être à l’origine du crash. Sauf qu’à présent, l’une des deux boîtes noires retrouvées sur le site de l’accident, notamment celle qui enregistre les conversations à bord de l’avion, a été « suffisamment endommagée », selon le ministre. « Nous avons été obligés de l’envoyer chez le constructeur (le Canada, l’État de construction de cet avion, Ndlr) pour pouvoir la réparer. Charge à lui de nous transmettre un nouvel enregistrement qui nous permettrait de savoir exactement ce qui s’est dit au dernier moment du vol »,  précise Ngalle Bibehe.

Si l’erreur humaine n’est pas mise en cause, les enquêteurs vont se pencher sur les conditions météorologiques. « Les conditions météorologiques n’étaient pas bonnes ce jour-là. Donc, on s’oriente probablement vers une piste de conditions météorologiques », a encore déclaré le ministre des Transports.

Le 11 mai 2022, un avion transportant 9 passagers de nationalité camerounaise (employés de Cotco et sous-traitants de la société) et 2 membres d’équipage d’origine nigériane, avait échoué dans la localité de Bibey dans la région du Centre Cameroun. Les services de la circulation aérienne avaient annoncé avoir « perdu le contact radio avec l’aéronef » peu après son décollage. Puis l’appareil a « finalement été localisé dans la forêt » non loin de Nanga Eboko, chef-lieu du département de la Haute-Sanaga, dans la région du Centre. Les 11 personnes à bord de l’avion ont péri.

Mais l’identification des corps se poursuit plusieurs mois après le crash, soutient le ministre camerounais. Il  explique qu’« il y a une difficulté : la qualité des corps qui ont été récupérés et qui, pour la plupart, ont été calcinés. Après, pour certains, il y a eu ce phénomène de putréfaction qui a rendu les choses difficiles ». Mais les analyse d’ADN se font encore en Espagne et les corps seront rendus aux familles dès que possible, apprend-on.

Essama Aloubou




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