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Rebecca Enonchong during High Level Dialogue from Digitilization to Development. 2 April 2019. UNCTAD Photo / Jean Marc Ferré

« Ce n’est pas à l’Afrique de mener le combat pour l’Ukraine », Rebecca Enonchong 

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Dans un entretien exclusif avec RFI et Jeune Afrique, l’entrepreneuse camerounaise Rebecca Enonchong livre son point de vue sur le conflit anglophone, l’entrepreneuriat des femmes et la guerre menée par la Russie.

Voici un extrait de l’entretien exclusif :

Lors du vote à l’ONU pour dénoncer la guerre en Ukraine, le Cameroun, le Maroc, le Togo n’ont pas participé et plusieurs autres pays africains se sont abstenus. Comprenez-vous cette attitude prudente ? 

Je la comprends parce que l’Afrique a toujours été coincée entre les puissances de l’Ouest et la Russie, et avant elle l’Union soviétique. Elle est un peu mal à l’aise dans la mesure où elle entretient des liens, des relations avec les deux camps.

L’Afrique ne peut pas se permettre de perdre des partenaires ? 

Le Cameroun, par exemple, exporte vers la Russie du gaz naturel liquéfié, donc c’est un partenaire important. Les enjeux ne sont pas les mêmes pour les Africains que pour les Européens. Ce n’est pas à l’Afrique de mener ce combat pour l’Europe. L’Ukraine est un pays souverain et je suis absolument contre l’invasion russe. Mais on ne peut pas s’attendre à ce que mon fil Twitter se transforme en soutien permanent à l’Ukraine. Nous avons nos propres combats, qui sont pour l’instant plus importants que celui-ci.




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