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Cryptomonnaie : Sango, un projet contre les intérêts des Centrafricains ?

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La Cour constitutionnelle a rejeté certaines dispositions liées au projet de création de la cryptomonnaie « Sango » lancé par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra suite à l’adoption du bitcoin, comme monnaie nationale, en avril dernier.

Ce projet de cryptomonnaie censé attirer des investisseurs dans le pays et qui ne verra peut-être pas le jour constitue une pilule difficile à avaler pour le gouvernement.

Parmi les arguments avancés par la Cour constitutionnelle, on relève la mise en vente de la nationalité centrafricaine contrairement à ce qui stipule la Constitution, ainsi que la cession de terrains et de ressources naturelles.

En effet, le projet Sango prévoit la mise en place d’une zone franche, sans taxes. Les investisseurs pourraient en échange obtenir la nationalité centrafricaine pour 60 000 dollars, en cryptomonnaie, ou bien des terrains ou encore des ressources naturelles.

Là où les acteurs favorables au projet voient l’entrée des capitaux dans le pays ainsi que les investissements dans les infrastructures, le Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (G16) dénonce une atteinte à la souveraineté de l’État.




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