E-swatini : la prison, cette solution contre les grossesses précoces !

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Atypique pour ses pratiques et coutumes notamment en ce 21ème siècle, le royaume d’eSwatini, ex-Swaziland, alimente une fois de plus le débat. La polémique s’est installée dans le royaume suite à une solution pas ordinaire d’un député pour réduire les cas de grossesses chez les jeunes.

Lors d’un atelier de sensibilisation à Mbabane, Michael Masuku avait laissé entendre, « Je suis personnellement d’avis qu’une façon de freiner la grossesse chez les adolescentes dans le pays pourrait être d’arrêter les enfants mineurs concernés ».


Ainsi selon sa proposition, tel que rapportée par Africanews, les jeunes filles porteuses de grossesses et/ou jeunes garçons auteurs de grossesses avant la majorité devraient désormais aller en prison. Les réactions ne se sont pas fait attendre.


« L’ignorance affichée par les autorités du pays est au-delà de toute compréhension », avait écrit dans un tweet la fondation Ecebeni basée en Afrique du Sud et spécialisée dans la promotion de l‘émancipation de la femme.

« Les arrêter pour quel crime ? Avant ou une fois qu’elles sont enceintes?», se demande par exemple sur Twitter un internaute. Bien avant cette proposition, le gouvernement et certaines institutions avaient mis en place un programme de sensibilisation auprès de la jeunesse afin de réduire le nombre de grossesses précoces et d’infections au VIH.


Le programme donnerait déjà des résultats dans le royaume. Il faut souligner que les cas de grossesse précoces notamment en milieu scolaire sont très fréquents dans les pays en voie de développement. Il représente un véritable casse-tête pour les gouvernants qui cherchent des voies et moyens pour endiguer le phénomène.