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Elections au Gabon: les dés sont-ils pipés ?

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Nombre de pays africains ont rendez-vous avec leur histoire cette année. Tout comme les Camerounais, les Sénégalais ou encore les Togolais… les Gabonais sont appelés à voter le 06 octobre prochain pour le compte des élections législatives et locales.

Premier scrutin depuis l’élection présidentielle de 2016, comme le souligne Africanews, le nombre d’électeurs est estimé à 680 000 pour renouveler en tout 143 députés.

La mobilisation est faible autour du scrutin, lequel a été repoussé trois fois de suite. Les élections, d’après le politologue gabonais Wilson Andre Ndombet, comme rapporté par notre source, devraient se dérouler sans violence majeure, mais avec un fort absentéisme.

La campagne n’a pas eu l’effet escompté. Déçu du dernier scrutin présidentielle, Jean Ping continue par s’affirmer vainqueur, les Gabonais ne portent pas attention à la politique et cela dû en parti au manque de vrai opposant, le mal des politiciens africains.

Au Gabon, d’aucun estime que “le plus grand ennemi du PDG (le parti au pouvoir) est le PDG lui-même”, se basant sur le fait que les sous-groupes au sein du parti au pouvoir, ainsi que certains “PDGistes”, “soutiennent volontairement’’ d’autres partis ou des candidats indépendants.

Les candidats ont fait recours à des stratagèmes pour attirer quelques partisans. “On a été obligé de faire du porte-à-porte. Beaucoup nous ont dit que les politiciens font toujours les mêmes promesses sans changement, alors que le chômage et la crise sont là”, explique Prince, qui bat campagne dans le 5e arrondissement de Libreville pour sa tante Eulcherie Mbouba, candidate du Parti social démocrate (PSD), parti d’opposition proche de la majorité.

T-shirts par ci, collation par là, montres et casquettes à l’effigie du parti, les députés du parti au pouvoir qui disposent des moyens en ont profité pour mettre plein la vue.

Pour l’opinion publique, les résultats sont déjà connus et la majorité des sièges sera une fois de plus raflé par le parti au pouvoir.

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