Gabon: limogé, Daniel explique sa mésaventure

Partagez ceci :

Destitué de son poste d’entraineur après leur élimination du Gabon pour la CAN 2019, Daniel Cousin, lors d’un entretien accordé à So Foot, a évoqué ses projets soumis au ministre des Sports avant d’expliquer la mauvaise organisation de la dernière journée des éliminatoires.

« Avec l’attitude de la Fédération et du ministère des Sports, qui ne cessaient de me mettre des bâtons dans les roues, je m’y attendais forcément. Je souhaitais mettre en place un projet sportif, en m’inscrivant dans la durée, sur deux ans. Par exemple, mettre en place un règlement intérieur, ce qui n’a, à ma connaissance, jamais été fait en sélection, afin d’instaurer une vraie discipline. Sur les horaires à respecter, sur l’obligation, quand les joueurs arrivent à Libreville, de rejoindre le lieu de rassemblement avant d’aller voir la famille. Je voulais aussi organiser plus régulièrement des stages avec les locaux, créer une école de gardiens de but. Et pour la sélection A, professionnaliser les choses, pour les stages, notamment. J’avais été nommé en septembre. Ce projet, je l’ai remis en janvier au ministre des Sports (Alain-Claude Bilie-By-Nzé). Il ne m’en a jamais parlé. Quand j’ai voulu évoquer le sujet avec lui, il m’a dit qu’on devait régler les choses à propos de mon contrat et de mes salaires. En gros, que c’était l’un ou l’autre », a expliqué Daniel Cousin avant de poursuivre.

« J’avais demandé certaines choses. Aller voir quelques joueurs en Europe. On m’a répondu qu’il n’y avait pas de moyens. Puis je souhaitais organiser le stage de préparation au Rwanda, un pays frontalier du Burundi, pour des raisons climatiques, et aussi parce que le Rwanda dispose d’un centre technique de qualité, avec un terrain synthétique, comme celui de Bujumbura au Burundi. J’avais fait un budget global de 25 millions de francs CFA environ (38 000 €) pour les visites aux joueurs et le stage. Pas de réponse. Du coup, on s’est préparés à Libreville. Le premier jour de regroupement, on a appris au dernier moment que le terrain où on devait aller était inaccessible en raison d’une grève. Nous avons donc dû nous replier sur un terrain en banlieue, qui n’était vraiment pas en bon état », a – t-il ajouté.