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Le réseau social Facebook menacé de suspension au Kenya

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La Commission nationale pour la cohésion et l’intégration (NCIC) pourrait suspendre Facebook d’ici quelques jours si l’entreprise ne se conforme pas aux textes en vigueur sur la régulation des discours de haine. « Nous ne permettrons pas à Facebook de mettre en péril notre sécurité et être un vecteur d’incitation à la haine », a déclaré un membre de la Commission.

Un rapport du groupe de défense Global Witness et du cabinet d’activistes juridiques Foxglove paru jeudi 28 juillet indique que le réseau social n’arrive pas à bloquer les discours de haine postés sur sa plateforme. Au Kenya, Facebook est utilisé pour propager des messages violents à l’approche de la présidentielle du 9 août.

« Nous donnons du temps à Facebook. Nous leur avons envoyé des demandes très claires et ils doivent s’y conformer. Ils violent clairement les lois de notre pays. Nous sommes un pays souverain et dans lequel règne une très grande liberté, avec une Constitution très progressiste mais si Facebook ne se conforme pas à nos exigences et aux recommandations que nous avons formulées, alors d’ici 7 jours, nous demanderons à ce que cette plateforme soit suspendue jusqu’à nouvel ordre », prévient Danvas Makori, un commissaire de la NCIC, le 28 juillet dernier.

Organisme indépendant de surveillance de la cohésion ethnique mis en place après les violences post-électorales de 2007-2008, la Commission nationale pour la cohésion et l’intégration (NCIC) a pour rôle d’identifier toute parole ou écrit qui pourrait inciter à la haine et la violence.




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