Thierry Henry :  » Traitez-moi de fou si vous voulez, mais… « 

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Au chômage depuis son licenciement par l’AS Monaco en janvier, après trois mois au poste d’entraîneur du club français, Thierry Henry est sorti de son silence mercredi.

Dans un entretien accordé au Telegraph, Thierry Henrry est revenu sur sa courte expérience monégasque sur le Rocher et espère désormais retrouver un emploi.

« Je n’ai aucun regret sur ce qui s’est passéMon cœur a parlé à l’époque. Je voulais retourner là où j’ai tout commencé. C’était une tâche très difficile et j’ai senti que si j’avais eu plus de temps, j’aurais pu en faire plus. Mais si vous n’obtenez pas de résultats, peu importent les circonstances, vous devez partir », a déclaré l’ancien attaquant.

« Si j’avais su que ne je resterais que trois mois, alors j’aurais peut-être agi différemment, mais j’essayais de planifier quelque chose pour l’avenir et le faire en si peu de temps est très difficile », poursuit Henry, « fier » du travail accompli à Monaco. 

« Nous devions gagner à Caen et à Amiens, nous l’avons fait, et ces six points ont été très importants pour le maintien », obtenu lors de la dernière journée, avec trois points d’avance sur Caen, relégué en L 2.

« Je n’aime pas la facilité. J’aime diriger et c’est à moi de faire en sorte que ça arrive »

Thierry Henry a confié avoir retenu de son expérience qu’il y a une différence entre le métier de joueur et celui d’entraîneur. 

« Lorsque vous êtes un joueur sous contrat, vous avez toujours un match pour montrer aux gens qu’ils ont tort. En tant qu’entraîneur, il faut attendre un autre contrat. C’est frustrant et énervant car il n’y a pas de match pour faire vos preuves. Dans la vie, si vous échouez, vous vous relevez et vous vous battez. Mais quand vous êtes entraîneur, si vous échouez, vous vous levez et vous attendez pour vous battre. »

Au chômage depuis 7 mois, le français espère désormais retrouver un banc. 

« Je veux le faire parce que j’aime le jeu, c’est ma vie, ma passion. Traitez-moi de fou si vous voulez, mais j’aime le football et je crois que je peux être un entraîneur à succès. Je ne pense pas à la douleur, je ne pense pas à l’échec. Je n’aime pas la facilité. J’aime diriger et c’est à moi de faire en sorte que ça arrive. »