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Togo: affaire d’insurrection, une ‘tragi-comédie’ selon le PNP

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« Une véritable tragi-comédie qui ne trompe personne, même pas un enfant n’ayant pas encore atteint l’âge dit de la raison ». C’est ce que pense le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atcahdam, principal coupable désigné dans l’affaire d’insurrection armée. Le parti rassure l’opinion nationale et internationale qu’il n’est ni de près ni de loin impliqué dans cette affaire. Il s’agit d’une « chasse à l’homme » engagée contre le parti depuis le 19 août 2017. La déclaration du secrétaire général du parti, Dr Kossi Sama !

Déclaration

Depuis quelques jours, l’opinion nationale et internationale que nous avons toujours prise à témoin, assiste, amusé, mais médusé et terrifié, par ce qui se passe, encore une fois, dans ce pays atypique qu’est le Togo, notre pays. Une véritable tragi comédie qui ne trompe personne, même pas un enfant n’ayant pas encore atteint l’âge dit de la raison.

Malgré leur gravité, les montages de ce genre jalonnent, malheureusement, l’histoire politique de notre pays, depuis le 13 janvier 1963. Rien que les noms et prénoms des victimes de ces montages grotesques depuis cette date, suffiraient à écrire un livre entier.

Depuis le 19 août 2017, date à partir de laquelle, être membre ou sympathisant du Parti National Panafricain (PNP), est devenu un crime, le parti n’a de cesse dénoncé toutes les formes de harcèlement dont il est l’objet de la part du pouvoir. Si le parti devait dénoncer, depuis sa création en 2014, chaque acte de harcèlement, ses activités se seraient réduites aux communiqués quotidiens.

Du 19 août 2017 à ce jour, le parti, à lui seul, a enregistré plusieurs centaines de détenus arbitraires, parmi lesquels les premiers responsables dont le Secrétaire Général, Dr. Kossi Sama. Au moment où nous publions ce communiqué, trente-trois militants et sympathisants, les premiers responsables y compris, croupissent encore en prison. Tout le monde comprend que la nouvelle méthode consiste à anéantir le PNP, sans le viser directement.

En fait, derrière le Parti National Panafricain (PNP), les montages du pouvoir visent, toujours, à anéantir la lutte du peuple togolais en quête de liberté, de démocratie et de prospérité pour tous. A travers le PNP, c’est toute la dynamique enclenchée par le peuple en vue de la première alternance dans notre pays, que le pouvoir compte atteindre, afin de s’ouvrir un nouveau cycle de cinquante (50) ans de régime dictatorial à partir de 2020.

Le peuple togolais n’est pas dupe ; il comprend parfaitement que ‘’Tiger’’ n’est rien, et personne d’autre, que le pouvoir lui-même. C’est juste le nom donné à une opération anti-alternance en 2020.

La chasse à l’homme engagée par le biais de cette opération sur l’ensemble du territoire national, notamment à Lomé, Kaplimé, Anié, Badou, dans la Région Centrale et dans le Nord du pays, s’effectue à partir des images obtenues par la police lors des manifestations pacifiques de l’opposition, et des réunions hebdomadaires de formation et d’information du PNP.

Les villes, les quartiers et les localités ciblés par l’opération ont en commun deux caractéristiques : ils abritent les réunions hebdomadaires du PNP ; ils sont grands pourvoyeurs de manifestants lors des manifestations de l’opposition.

Attention ! Les phrases du genre : « nous avons arrêté dix-huit (18), mais ils sont nombreux », sont d’une dangerosité redoutable, et font froid dans le dos. Cette phrase apparemment anodine ouvre, à l’infini, la possibilité pour le régime d’arrêter qui il veut, quand il veut et comme il veut. C’est une véritable inquisition en plein 21ème siècle.

Nous vivons actuellement au Togo une situation d’État d’urgence qui ne dit pas son nom. Cette situation où tout le monde est suspect, est créée à dessein en vue de pousser la jeunesse à l’exil. Il s’agit de provoquer un exil massif des jeunes. Pendant ce temps, le pouvoir pourra, face à l’opinion internationale, soutenir : « Nous n’arrêtons personne ; nous emprisonnons personne ; ils quittent volontairement le pays ; on ne sait pourquoi ; chacun est libre de quitter le pays ; c’est dans notre Constitution ».

Ce qui se passe en ce moment est le prélude du type de gouvernance qui sera en vigueur au cours du nouveau cycle de cinquante (50) ans que Faure veut à tous prix ouvrir à partir de 2020, si nous laissons faire. Nous sommes à la veille d’un second 13 janvier 1963. Et le pouvoir cherche à paralyser définitivement le peuple debout pour l’alternance et la prospérité pour tous.

Le Parti National Panafricain (PNP) maintient : un nouveau Président de la République, connu d’avance, élu par un pour-cent de la population, juste à la fin du mandat actuel de Faure Gnassingbé, ce n’est pas une urgence. L’urgence c’est plutôt une transition pour des reformes avant toute élection.

Au nom de cette transition salutaire pour le Togo tout entier, et face au risque que nous courrons en tant que peuple, le PNP en appelle à l’union sacrée de tous les Togolais afin de sauver la mère patrie en danger. La voie d’un tel sauvetage reste, sans nul doute, des manifestations gigantesques pacifiques sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. Ne le perdez jamais de vue, notre force réside dans le nombre.

Tout en prenant, encore une fois, à témoin l’opinion internationale, les institutions nationales et internationales des droits de l’homme, et en appelant à l’action décisive des représentations diplomatiques accréditées au Togo, sur la gravité atteinte par le pouvoir en place dans l’ordre de banalisation de la vie et de la propriété, la violation du domaine privé des citoyens, l’absence des libertés individuelles et collective dans notre pays, le PNP exige l’arrêt immédiat de la chasse à l’homme, cette véritable persécution des populations civiles, en cours sur le territoire national.

Fait à Lomé le 06 décembre 2019

Le Secrétaire Général

Dr. Kossi SAMA


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