Zineb El Rhazoui, Prix Marianne Jacques France du GODF

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Ce 10 mai à 19 heures, la journaliste Zineb El Rhazoui a reçu le Prix Marianne Jacques France du GODF des mains du Grand Maître Jean-Philippe Hubsch, en présence de la Présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse. La cérémonie s’est déroulée dans le temple La Fayette, au siège national de l’obédience maçonnique, Rue Cadet à Paris. Le Conseil de l’Ordre du GODF a retenu sa candidature, car la journaliste a été menacée de mort en décembre dernier après avoir déclaré que l’Islam devait se soumettre à la critique.

Zineb C New

«A 37 ans, vous êtes une femme libre, lui a dit le Grand Maître. Il y a dix ans, une première fatwa a été lancée contre vous lorsque vous avez sorti des baguettes de pain et du fromage Vache qui rie, publiquement en plein ramadan au Maroc. Et, en 2015, après l’attentat contre Charlie, vous devenez la femme la plus protégée de France.»

«Vous êtes l’incarnation contemporaine de Marianne, poursuit Hubsch. Nous nous reconnaissons dans votre combat.» Et le haut dignitaire lui lance: «Les francs-maçons ont besoin de femmes et d’hommes comme vous. Les 54000 frères et soeurs du GODF sont à vos côtés dès qu’il s’agit de défendre les valeurs laïques.»

Et Jean-Philippe Hubsch conclut: «Merci de consacrer votre vie à changer celle des autres.»

Zineb El Rhazoui a dédié son prix Marianne Jacques France à tous ceux qui pratagent son combat… notamment «aux athés de l’Islam, et aux survivants de Charlie».

ZIneb

Née en 1982 à Casablanca, Zineb El Rhazoui a a fait ses études universitaires en France avant d’enseigner à l’Université française au Caire. Elle a 22 ans et commence à promouvoir la liberté de penser et la laïcité dans le monde musulman.

En 2007, elle devient journaliste au magazine franophone de Casablanca, le journal Hebdomadaire, où elle publie des reportage sur l’absence de liberté religieuse au Maroc. Deux ans pllus tard, elle fonde le Mouvement Alternatif pour les Libertés Indivuduelles (Mali).

En 2011, lorsque des islamistes s’intallent au gouvernement marocain, elle doit quitter le pays. Et elle commence sa collaboration à Charlie Hebdo. Le 7 janvier 2015, elle se trouve à Casablanca au moment de l’attentat au siège de son journal. Depuis, elle est placée sous surveillance policière en raison des menaces dont elle est l’objet.

Dans le Temple La Fayette, ce 10 mai 2019, au siège parisien du GODF avant la remise du Prix Marianne Jacques France (Photo François Koch)