Afrique du Sud: une greffe d’oreille « pionnière » guérit la surdité d’un patient

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Encore un exploit pour les acteurs de la santé sur le continent. En Afrique du Sud, un groupe de médecins a réussi à guérir un jeune homme de 35 ans qui souffrait de surdité. Ces chirurgiens ont d’abord imprimé les os endommagés de l’oreille grâce à une imprimante 3D, avant de les greffer ensuite au patient.

« Première mondiale dans la transplantation d’une oreille », a titré un communiqué du gouvernement sud africain, publié le 14 mars dernier. Eh bien, la médecine moderne fait des merveilles.

En Afrique du Sud, une intervention chirurgicale « pionnière » a permis à un patient de 35 ans de retrouver l’ouïe. Ce dernier a obtenu une greffe d’os de l’oreille, imprimée en 3D.

Mercredi 13 mars dernier, l’hôpital Steve-Biko a accueilli un patient de 35 ans dont l’oreille interne avait été complètement abîmée.

Grâce à l’impression 3D, les responsables ont pu fabriquer les trois osselets de l’oreille moyenne à savoir : le marteau, l’enclume et l’étrier et ont pu les greffer.

Ces derniers servent à transmettre les vibrations captées par l’oreille externe, jusqu’à l’oreille interne, et sont situés au niveau de l’oreille moyenne, soit les tympans.

« En ne remplaçant que les osselets qui ne fonctionnent pas correctement, la procédure comporte beaucoup moins de risques que les prothèses connues et les procédures chirurgicales associées », explique le professeur Tshifularo, qui a développé cette technique à l’université de Pretoria.

Il a ajouté avoir utilisé du titane dans cette procédure et « un endoscope pour effectuer le remplacement. La greffe a donc été rapide, avec un minimum de cicatrices. » 

A en croire le professeur Tshifularo et son équipe, cette technique de reconstruction des os de l’oreille peut être utilisée sur tous les patients, « même les nourrissons ». 

 » Elle pourrait être une solution à la surdité causée par une anomalie congénitale, une infection, un traumatisme ou une maladie métabolique ».

« La technologie 3D nous permet de faire des choses que nous n’aurions jamais pensé pouvoir faire », explique le chirurgien.

En réponse à son appel, le ministre de la Santé sud africain rassure: « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider et mobiliser des ressources ».