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Cameroun: après l’entraineur de foot, un ancien ministre enlevé

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L’histoire des enlèvements au Cameroun devient monnaie courante. Après celui de l’entraineur de football, c’est le tour de l’ancien ministre Emmanuel Ngafeeson. Son enlèvement vient d’être confirmé à la presse par une des sources proches de sa famille. La police attribue ce kidnapping aux combattants sécessionnistes qui opèrent dans les régions anglophones.

C’est à Bamenda, quartier du centre-ville, dans l’arrondissement de Bamenda III que l’ex homme d’État a été enlevé par des inconnus dans sa résidence de Ntabessi.

Comme nous le disons plus haut, son on enlèvement intervient 24 heures après celui de l’entraîneur de Yong Sport Academy de Bamenda, Emmanuel Ndoumbe Bosso, qui a été kidnappé mardi matin et libéré dans la soirée.

Pour le correspondant de BBC sur place, aucune revendication n’a été faite jusqu’ici de son enlèvement. Et c’est la première fois qu’un ancien ministre est touché par les séries d’enlèvements très fréquents dans cette partie du Cameroun.

D’autres sources annoncent l’enlèvement de cinq joueurs de l’équipe de football de l’université de la ville à Buea, une autre ville située dans la région du sud-ouest tôt le matin du 20 mars. Ces jeunes footballeurs, qui préparent les Jeux universitaires, se rendaient aux entraînements.

Depuis près de deux ans déjà, l’ampleur des enlèvements a pris des proportions inquiétantes dans les régions anglophones du Cameroun, écrit BBC.

Le mode d’opération est simple selon la même source.

« Des individus armés font irruption au domicile de leurs cibles, kidnappent et demandent une rançon pour leur libération ».

Cette situation a créé plus de peur au sein de la population. Une psychose générale atteint les populations dans ces régions anglophones du pays.

 Alors que l’instabilité se poursuit dans les régions anglophones, les appels au dialogue, eux, se font entendre. Le sous-secrétaire américain en charge de l’Afrique, Tibor Nagy, a rappelé lors de son passage au Cameroun le 18 mars que seul un dialogue franc et sincère serait en mesure d’apaiser les tensions.

Une proposition recevable pour le gouvernement qui, par la voix du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, s’est dit disposé à écouter cet appel.

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